Aller au contenu

Critiques

Man/Woman/Chainsaw

Cannonball

  • Universal Music Group
  • 2026
  • 41 minutes
7

Je suis tombé tout de suite sous le charme de Man/Woman/Chainsaw à la sortie de l’EP Eazy Peazy en 2024. Le groupe composé de membres qui flirtaient à peine avec les 18 ans m’avait impressionné avec son aplomb et ses envolées rock qui étaient additionnées d’un violon. Ça donnait une sorte d’orgie de son absolument délicieuse. C’est sans surprise que j’avais très hâte à la sortie de Cannonball, son premier album.

Je dois avouer par contre, que les premiers simples ne m’avaient pas convaincu. C’est le cas pour Something Else to Give qui était beaucoup plus pop que le reste de leurs propositions. Emmie-Mae Avery se débrouille bien avec ses mélodies vocales, et le vrombissement de la basse du début était sympathique, mais ça demeure que le moteur principal de la chanson était un air très pop. Et le violon qui se faisait plus languissant, tout ça me déplaisait et me déplaît encore. Nosedive et Only Girl sont aussi dans une veine plus pop, bien que je les trouvais plus intéressantes. Mais ça demeure que ce n’était pas ce qui m’avait fait tomber en amour avec le groupe. Goddam, Lizard Man!, plus du côté rock avec Billy Ward au chant, était plus sympathique, mais encore là, tout ceci me faisait craindre le pire. En théorie, les simples sont les meilleures chansons avec du caractère issues d’un album.

Puis, l’album. Cannonball démontre que le groupe a construit ses chansons comme dans le bon vieux temps. Ce ne sont pas des silos, mais plutôt des pièces complémentaires qui sont faites pour s’enchaîner. Ainsi, Only Girl et Canyons qui ouvre l’album s’enchaînent merveilleusement et la nature plus audacieuse de la deuxième pièce vient donner de l’équilibre aux pièces plus conventionnelles de la formation. Dans Canyons, on finit par sombrer dans cette fameuse orgie de bruit qui m’avait tellement séduit à la base. Les guitares sont distorsionnées, Avery chante comme si sa vie en dépendait et le violon est strident et agressif.

Et même quand la formation décide de se diriger dans une direction musicale moins audacieuse, elle trouve le moyen d’offrir de beaux moments, comme le démontre Snakebite où la performance vocale d’Avery est une fois de plus convaincante. Ceci est aussi vrai pour Still Angry. Il n’y a pas qu’Avery qui brille sur l’album. Billy Ward offre aussi The Thing qui est intéressante. Le groupe prend à ces moments des airs de New Country, Black Road avant le départ d’Isaac Wood. On y retrouve des guitares électriques absolument puissantes et des salves qui donnent envie de se lancer dans un mosh pit.

Dans son ensemble, Cannonball offre la vision d’un groupe qui est toujours en train de trouver sa proposition. Je ne sais pas si la formation décidera de miser davantage sur ses atouts fédérateurs ou sur ses pointes qui ont plus de mordant. J’espère un peu la deuxième option ou à tout le moins un savant équilibre. Un équilibre pour moi qui n’est pas tout à fait atteint sur l’album, qui offre tout de même de très bons moments.

Inscription à l’infolettre

Ne manquez pas les dernières nouvelles!

Abonnez-vous à l’infolettre du Canal Auditif pour tout savoir de l’actualité musicale, découvrir vos nouveaux albums préférés et revivre les concerts de la veille.

Faire défiler vers le haut

Bloqueur de publicité détecté!

On a remarqué que vous utilisez un bloqueur de publicité. La publicité est un revenu important pour un média indépendant comme nous et nous permet de vous offrir du contenu gratuit de qualité. Est-ce que vous pouvez le désactiver? Ce serait bien apprécié!

- Merci, l'équipe du Canal Auditif