Sleater-Kinney - No Cities To Love - Le Canal Auditif

Sleater-Kinney – No Cities To Love

sleater-kinney - No Cities To LoveSleater-Kinney est l’un des bands les plus importants des vingt dernières années. Entre 1994 et 2006, le trio formé de Carrie Brownstein (guitare et voix), Corin Tucker (voix et guitare) et Janet Weiss (batterie) a fait tout feu tout flamme. Aussi solide sur album qu’en concert, celles-ci ont été des figures de proue de la scène indie rock du nord-ouest américain. Grosso modo, ce sont les héritières de Nirvana et de la vague grunge, mais contrairement aux groupes qui n’ont su que copier la scène de Seattle en la diluant dans le processus, Sleater-Kinney a crée un nouveau son qui a influencé à son tour, une panoplie de groupes contemporains.

Déjà les premiers extraits parus l’année dernière affirmaient une chose: les filles n’avaient pas ramolli d’un iota. Bury Our Friends et sa lourde mélodie, ses guitares bruyantes et ses chœurs puissants annonçaient un rendez-vous réussi. Un sentiment que Surface Envy est venu confirmer quelques semaines plus tard, juste à temps pour Noël. Et comme ces deux pièces promettaient, No Cities To Love expose un Sleater-Kinney qui est tout sauf dépassé.

Les trois «girls» possèdent un talent pour la mélodie rock que démontre Fangless avec ses rythmes légèrement syncopés et son air accrocheur à souhait. Ce qui est bien avec Sleater-Kinney, c’est qu’elles ont un style précis et personnel. Pendant le refrain de la pièce précédente, certains éléments de surf rock font surface, mais adaptés à leur sauce; preuve d’une assurance et d’une intelligence musicale hors du commun.

La pièce-titre est tout aussi délicieuse, ça swingue, ça pioche, et ça reste pris dans la tête. Une répétition de légères variations bien calculées et délicieusement arrangées. On retrouve encore la guitare si particulière de Corin Tucker qui sonne presque comme une basse. A New Wave en fait la parfaite démonstration; une chanson qui possède un style unique.

Un retour tout ce qui a de réussi pour le trio tout féminin Sleater-Kinney. Les filles montrent que la sagesse n’a en rien érodé leurs cœurs de rockeuses. No Cities To Love est un incontournable rock en ce début d’année et ne décevra pas les fans qui attendaient le retour du trio.

Ma note: 7,5/10

Sleater-Kinney
No Cities To Love
Sub Pop
33 minutes

http://www.sleater-kinney.com/

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