Critiques

Nicki Minaj

The Pink Print

  • Cash Money Records
  • 2015
  • 67 minutes
3,5

Nicki Minaj - The Pink PrintC’est avec une liste d’invités assez imposante que Nicki Minaj a effectué son retour à la fin de l’année dernière. Beyoncé, Drake, Ariana Grande, Meek Mill, Skylar Grey, Lil Wayne et ce batteur de femmes socialement accepté de Chris Brown ont tous été invités au party de la rappeuse de Queens.

Le single Anaconda, sorti à l’été 2014, était davantage marquant en raison de son vidéo softporn où la principale intéressée se faisait aller le gros popotin siliconé sans gêne. À l’écoute de ce party qui ne lève pas, on comprend pourquoi Minaj se fie à ses fesses pour avoir des clics. À 32 ans, elle est déjà complètement drainée de tous les talents qui faisaient d’elle la Next Big Thing en 2010.

The Pink Print commence avec une chanson hyper personnelle où elle aborde tous les drames qu’elle a vécus dans sa vie. Un avortement, un décès dans la famille et une rupture plus tard, on a déjà oublié le beat complètement générique et la livraison absente de toute conviction de la rappeuse. Ensuite, c’est l’attaque de vocodeur avec une balade tristounette absolument insupportable nommée I Lied. Les moments robotiquement émotionnels reviendront sporadiquement entre deux tounes super vulgaires où Nicki se vante en utilisant un maximum de grossièretés de se taper toute la scène hip-hop alors que l’on sait tous que Drake est encore puceau.

Je déconne, évidemment. N’empêche que Nicki parle de sexe comme si c’était sa seule activité sociale. Elle a même le culot de se comparer à Eminem circa 1997 et Kanye West dans Want Some More. Je suis désolé, mais son mordant, elle l’a perdu depuis longtemps. C’est plus irritant et générique à chaque pièce.

Oh!!! Un beat intéressant pour la pièce numéro 8 de l’album cause mon premier mouvement de tête en une demi-heure. Cela dit, on est loin de Blow Ya Mind et Did It On Em, pièces centrales de Pink Friday, son premier album, que j’avais aimé au moins à 70%. Ensuite, le chanteur R&B Jeremih, totalement insupportable, chante le fait qu’il souhaite être l’amant favori de Nicki. Toutes ces fausses histoires de sexe seraient probablement plus intéressantes si on était au début des années 90 quand ça choquait encore. La pop est vraiment dûe pour autre chose parce que c’est juste lassant de voir toutes ces pauvres filles faire des steppettes en g-string dans leurs vidéos sur des tounes complètement oubliables qui appauvrissent les cerveaux de leurs auditeurs plus vite que le parti Libéral le fait avec la société québécoise.

«The night is still young. So are we.»

Voilà en gros le refrain extrêmement intelligent qui orne la chanson pop qui fait suite à Anaconda. Et c’est là que je raccroche. Il reste encore quelques chansons et un demi-truck de bonus tracks, mais voilà: un jour je vais mourir et j’aurai passé à côté de vrais chefs-d’oeuvre à force de m’imposer moi-même des critiques de disques aussi insipides. Je n’ai plus de temps à perdre et je termine en citant Jean-Pierre Ferland pour te dire: «ÉCOUTE PAS ÇA!»

Ma note: 3,5/10

Nicki Minaj
The Pink Print
Cash Money Records
67 interminables minutes

http://mypinkfriday.com

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