Critique : Japandroids - Near to the Wild Heart of Life - Le Canal Auditif

Critique : Japandroids – Near to the Wild Heart of Life

Près de 5 ans après la sortie de Celebration Rock et 3 ans après la fin de la tournée mondiale pour l’album en question, les héros de la Colombie-Britannique sont (enfin) de retour avec un troisième long jeu. Heureusement pour nous, cette longue pause aura été pour le mieux, malgré quelques bémols qui pourraient décevoir les fans de la première heure.

Ce troisième opus débute sur un « fade in » avec la chanson titre. Cette dernière s’avère très typique des Japandroids :gros riff accrocheur, batterie pesante et un refrain fait sur mesure pour les « sing alongs ». Les choses continuent dans la même veine avec North East South West. Un autre morceau au refrain qui reste toute la journée dans la tête. Mais on remarque dès ces premières minutes que le duo s’est un peu assagi. La grosse guitare est toujours présente, mais la voix de Brian King est plus en évidence que jamais pour nous chanter des histoires de route et autres expéditions.

En effet, ce sont les influences dites Americana qui nous frappent dès la première écoute. La troisième pièce, True Love and a Free Life of Free Will, suit le courant. On se demande même si Brian Fallon (The Gaslight Anthem) n’aurait pas participé à l’écriture de l’album. Sur le coté B, la chanson Midnight to Morning est dans la même dynamique, avec, eh oui, une intro à la guitare acoustique. Qui aurait cru la chose possible à l’époque de Post Nothing… D’ailleurs, l’album se conclut aussi au son de la guitare acoustique (et autres couches de son, cela dit) avec In a Body Like a Grave.

Les choses deviennent intéressantes avec I’m Sorry (For not Finding You Sooner). Les Japandroids sortent quelque peu de leur zone de confort. Sous la barre des trois minutes, la chanson est la plus courte de l’album. On pourrait essayer de la qualifier de balade, mais ça serait un peu malhonnête, car le riff est incroyablement fuzzé. Tout comme la voix de King, d’ailleurs. La batterie lourde de David Prowse vient rajouter de belles subtilités dans ce qui est décidément le moment le plus vulnérable de l’album. Et certainement un des meilleurs.

Le côté B (vous aurez compris que Near To The Wild Heart of Life est un autre album à 8 chansons) démarre avec Arc of Bar, le morceau le plus long de l’album dépassant la marque des sept minutes. Bien qu’il y ait beaucoup de couches de son, il y a peu de variation. Sans être mauvaise, le manque de montée épique en fait une chanson un peu monotone à la longue. C’est vers la fin de l’album que les nostalgiques de Celebration Rock vont se retrouver. No Known Drink or Drug, avec son refrain explosif et son gros riff agressif est un autre moment fort. Il s’agit d’un des premiers simples de l’album et c’est pour des raisons évidentes.

Ce troisième long jeu est, au final, un bon album des Japandroids qui donnera le goût aux fans de partir immédiatement en roadtrip. Ou tout simplement de s’ouvrir une bière et de mettre ses souliers de danse. Car même si le groupe est un peu plus posé, il déverse dans les écouteurs une bonne dose d’énergie et de mélodies qui restent bien ancrées dans le cerveau.

Ma note: 7,5/10

Japandroids
Near To The Wild Heart of Life
Anti
37 minutes

http://japandroids.com/

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