Westside Cowboy
It Goes On
- Island Records
- 2026
- 35 minutes
Le Royaume-Uni a gâté les oreilles des amateurs de rock dans les dernières années. IDLES, Jockstrap, Fontaines D.C., Shame et j’en passe. Il y a eu de nombreux groupes intéressants qui sont sortis de cette partie de l’Europe (même s’ils sont brexités pis toute). Le plus récent groupe à exciter les amoureux de rock est Westside Cowboy, qui ont lancé au cours de la dernière année deux EP fort intéressants : This Better Be Something Great et So Much Country ‘Till We Get There. Les deux EP démontraient que, malgré leur jeune âge, le quatuor avait déjà des bons réflexes. It Goes On, ne fait que confirmer ce qu’on se disait déjà.
Originaire de Manchester, le groupe arrive avec une proposition rock plutôt facile à adopter, mais qui ne lésine pas sur les fantaisies de composition. Surtout, ils offrent une proposition absolument intoxicante qui nous emporte rapidement dans son sillage. Les trois simples parus en amont, Kick Stones (The Boys), Dobro et Pin Up Boys donnaient déjà de fortes émotions à l’écoute. Kick Stones (The Boys) et son riff excitant qui jure avec la voix qui est un peu plus nonchalante créée dès les premiers instants une dichotomie délicieuse. Puis, ça s’énerve en montée puissante alors qu’Aoife Anson O’Connell se joint au chant. C’est d’ailleurs, un modus operandi de Westside Cowboy qui fait mouche à tout coup : la surenchère glorieuse entraînante. Le groupe nous fait le même coup sur Dobro, qui gagne en puissante sonore ou encore Pin-Up Boys qui gagne en mordant alors que le temps avance.
Le fait d’alterner quatre voix, même si Reuben Haycocks et Aoife Anson-O’Connell sont les deux qui occupent le plus l’avant-scène au micro, est aussi une source de surprise constante pour l’oreille. Les grains changent, le phrasé aussi tout en gardant une proposition musicale qui est conséquente avec le reste. C’est une des forces de Westside Cowboy, sa constance. Le groupe offre toujours des pièces de qualités et on ne retrouve aucun remplissage sur l’excellent It Goes On.
Worried Age qui chante les réflexions d’une génération de manière poétique, offre une montée puissante qui se termine dans une orgie sonore jouissive. La délicate Take My Leave As I Love You qui porte le déchirement d’une relation qui se termine même si tout n’est pas horrible. La simplicité qui jure avec le reste des pièces de l’album permet aussi à la pièce d’avoir sa propre couleur, plus intime. Paper Chains, pour sa part, offre une magnifique pièce de rock groovy qui donne envie de se dandiner sur ses rythmes.
Il n’y pas de doute, Westside Cowboy a tout ce qu’il faut sur It Goes On pour devenir la nouvelle sensation rock. It Goes On est un excellent record rock dont on ne se tanne pas et qui pourrait bien se retrouver sur plusieurs listes de fin d’année. En tout cas, il sera sur la mienne assurément.