Critiques

Venus Furs

Venus Furs

  • Silk Screaming Records
  • 2020
  • 44 minutes
7

Paul Kasner a mis du temps à nous présenter le premier album de Venus Furs. L’homme qui est derrière le projet avait commencé à composer certaines de ces chansons il y a presque douze ans! De manière plus sérieuse, ça fait 5 ans qu’il peaufine le son qu’on retrouve sur cet album homonyme paru en juillet.

Pour vous donner une idée du son de Venus Furs, imaginez Oasis avec un peu plus de grosses basses, un peu plus de réverbération et une bonne tasse de spleen emo ajoutée par-dessus l’ensemble. Venus Furs nous présente un premier album intéressant où les thématiques tournent autour des conflits humains intérieurs.

Cet album est surtout dominé par les guitares qui prennent beaucoup de place et c’est tant mieux. Paranoia, l’un des extraits parus avant la sortie, nous en offre une bonne dose. Entre les riffs corsés au son plein et ceux qui jouent dans la mélodie et la finesse, il y a un équilibre à saluer. Page Before possède aussi du rythme à revendre alors que la batterie bat la mesure à la manière des groupes de dance-punk.

Living in Constant montre un côté plus calme et posé de Venus Furs. La guitare est peut-être moins bruyante, mais les notes qu’elle nous envoie sont pleines d’une belle distorsion aigüe et d’une réverbération qui donne l’impression que l’écho de ses dernières notes dure plusieurs secondes. C’est l’une des rares pièces où la partie rythmique nous prend par la main pour nous guider à travers la chanson.

La première moitié de l’album est un peu plus axée sur les mélodies et ça va aussi bien à Kasner. Ce n’est pas nécessairement les compositions les plus fortes de l’ensemble, mais elles sont accrocheuses et donnent envie d’y retourner. New Inspiration et Chaos and Confusion font très bien le travail en donnant le goût au pied de battre la mesure. Friendly Fire au milieu de tout ça rentre au poste avec une entraînante salve de guitares.

C’est un premier essai tout à fait réussi pour Venus Furs. Paul Kasner nous présente un son qui fonctionne malgré son spectre assez large. Ça ne réinvente pas le genre, mais ça prend des influences qu’on connaît très bien pour en faire quelque chose qui ne sonne pas comme du réchauffé.

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