Critiques

Trash Talk

119

  • Odd Future Records
  • 2012
  • 22 minutes
7

Parmi les nouvelles surprenantes de l’année, une qui a scié les jambes à plusieurs est la signature de Trash Talk par le label Odd Future. Pour vous mettre en perspective, Odd Future est un collectif de rap très en vogue en Californie. Trash Talk est un groupe de punk ultra-hardcore du même état. Les deux partis ont évoqué leur amour mutuel du skateboard, de la marijuana et de leur agressivité comme autant de raisons de s’associer. De plus, Tyler, The Creator serait un ami personnel de la bande. Bref, le groupe nous arrive avec son premier album sous la bannière Odd Future titré 119; l’adresse de leur local de répétition.

Voilà un album typiquement punk; les chansons durent en moyenne une minute trente, la plus longue atteignant tout juste les deux minutes et demie. On se retrouve face à un feu roulant de vingt-deux minutes qui nous bombardent de rythmes agressifs et de paroles abrasives. Avec des titres tels qu’Apathy, Fuck Nostalgia et Uncivil Disobedience, vous comprendrez que Trash Talk penche plutôt du côté de l’anarchie. À côté d’eux, les éléments les plus radicaux des méchants carrés rouges ressemblent à une bande de chatons dociles. Bref, de quoi donner de l’urticaire au SPVM en prévision de leur visite à Montréal le 14 novembre prochain.

Et 119? Un bon album de punk avec toute la force nécessaire à ce genre musical. Eat The Cycle part le bal en force, donnant le ton à la galette. Apathy, Reasons et Exile On Broadway vous plongeront dans un univers punk plus classique. Thanks, But No Thanks laissera cours à un semblant d’anarchie musicale qui est non sans rappeler des groupes comme Converge et Dillinger Escape Plan, quoi que Trash Talk ne possède pas la même dextérité musicale que les deux autres formations. F.E.B.N est de loin la pièce plus développée musicalement parlant, avec sa progression intéressante, la voix de Lee Spielman prêt à tout détruire, la voix gutturale du bassiste Spencer Pollard qui appuie et la batterie de Sam Bosson en feu. De plus, notons la participation de Tyler, The Creator et Hodgy Beats sur Blossom & Burn, où le rap et le hardcore se mélange avec une homogénéité impressionnante. Finalement, Dogman ferme le tout avec la ritournelle la plus lourde de l’album.

Bref, un très bon album de punk hardcore, qui ne révolutionne pas le genre mais qui le fait certainement briller d’une lumière différente. Si jamais 119 vous séduit, sachez qu’ils seront au Il Motore en compagnie de Mellowhype le 14 novembre prochain!

Ma note : 7/10

Trash Talk
119
Odd Future
22 minutes

www.trashtalkhc.com/

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=CBag0W08Zoc[/youtube]

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