Critiques

The Seasons

Midnight, Let’s Get A Hot-Dog

  • Simone Records
  • 2018
  • 36 minutes
7,5

The Seasons, la formation des frères Chiasson est de retour. On y retrouve un artiste qui a fait la manchette presque aussi souvent que le Canadiens de Montréal : Hubert Lenoir (mais sa maman l’appelle Hubert Chiasson). La formation avait lancé Pulp en 2014 qui versait plus dans le folk.

Avec Midnight, Let’s Get A Hot-Dog, The Seasons montre une plus grande maturité dans l’écriture de ses chansons et surtout, une personnalité. Out le folk-pop, in le rock et le blues à l’anglaise. Et c’est tout à leur avantage, ça leur va très bien. L’album était prêt depuis un bout de temps, mais le succès de l’album d’Hubert Lenoir a bousculé les plans et le groupe aurait été idiot de ne pas profiter de la situation. Tant qu’à sortir un album, vaut mieux aller chercher tout ce qu’on peut de projecteur.

Tout le monde sait que le blues rock, c’est au pub Limoilou

— LIFE

En tout cas, le groupe semble l’avoir trouvé. Mais leur blues rock passe à travers les sonorités d’Arctic Monkeys, The Lemon Twigs et un petit quelque chose de Bowiesque. The Seasons n’y va pas de main morte en ouvrant l’album sur The American Way to Dream une lente pièce où le fuzz est bien pansu et les passes de chants nuancées et bien dosées. Ça lance bien les choses.

C’est feu Richard Swift qui a réalisé ce nouvel opus du groupe et on sent que son expérience a été bénéfique pour le groupe. Parmi les pièces réussies, on retrouve Hosting the Night dans laquelle les échanges de voix entre Julien Chiasson et son petit frère Hubert sont tout tellement à propos. L’un a une voix plutôt grave, l’autre aigüe. L’alliance des deux donne de bons résultats. Glorify rentre au poste avec son piano à la Little Richard et sa guitare au riff simple, mais efficace.

Une seule pièce glisse vers le folk et c’est la très réussie Tangerine, une pièce au banjo qui donne un répit des guitares électriques à mi-chemin de Midnight, Let’s Get A Hot-Dog. Junk, premier extrait de l’album, plonge dans un blues rock groovy qui n’est pas sans rappeler Queens of the Stone Age au moment de …Like Clockwork.

C’est réussi pour le groupe originaire de la Capitale. The Seasons a gagné en maturité, les sonorités sont plus recherchées, mieux fignolées et beaucoup plus riches. Midnight, Let’s Get A Hot-Dog est un album facile à digérer, en tout cas, plus qu’un roteux ramassé après une soirée trop arrosée.

 

Exprimez-vous!





Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.