Critiques

Tame Impala

Lonerism

  • Modular Recordings
  • 2012
  • 52 minutes
7

Un disque fort attendu des amateurs de rock faisait son apparition dans les bacs récemment. La formation australienne, originaire de Perth et nommée Tame Impala, catapultait son deuxième album titré Lonerism; la suite du glorifié Innerspeaker. Mené par l’incontestable leader Kevin Parker, Tame Impala a fait appel au réputé réalisateur Dave Fridmann (Flaming Lips, Mercury Rev, etc…) afin de propulser ces ritournelles, au psychédélisme assumé, à un niveau supérieur. Une réussite?

En toute objectivité, il faut répondre oui à cette interrogation, et ce, malgré l’amincissement des guitares aux sonorités très sixties qui avaient une prépondérance certaine sur le premier effort des australiens. En effet, le rock lysergique est bel et bien en vigueur sur Lonerism, mais il fait un pas de côté afin de faire place à des mélodies captivantes et éthérées qui détiennent un ascendant assurément marqué du sceau de la dream-pop. Donc, un peu plus de claviers, moins de guitares… et c’est rien de bien franchement pénible pour l’amateur de rock.

Un son absolument rétro mais une réalisation vivante de Fridmann qui garde cette création dans un registre contemporain. Encore une fois, une galette qui possède la signature forte du réalisateur. J’oserais affirmer que par moments, l’homme vient pratiquement sauver la mise avec ses trouvailles sonores dont lui seul a le secret, car certaines mélodies tombent à plat, et certaines compositions offertes sur cet opus semblent quelque peu anémiques. Bref, c’est astucieusement modernisé et revampé par Fridmann qui s’y connaît énormément en matière de rock psychédélique!

Sur cette création, qui mise plus sur un climat aérien et brumeux que sur un solide assemblage de morceaux, quelques pièces de fort calibre ont attiré mon attention. Je fais référence à la boucle vocale répétitive de Be Above It, aux sonorités très seventies de Endors-Toi, à la progression d’accord opérante de Music To Walk Home By, aux mélodies racoleuses de Why Won’t They Talk To Me? et Feels Like We Only Go Backwards. Par la suite, l’album prend une tangente plus instrumentale; les solides Keep On Lying et Elephant en sont de parfaits exemples.

Voilà une œuvre anticipée qui demeure un cran en deçà de mes expectatives… mais c’est loin d’être une conception sonore exécrable! Bien au contraire, il s’agit d’une excellente parution qui confirme le talent et la créativité de Tame Impala… mais qui souffre d’un manque de maturité flagrant au niveau de l’écriture chansonnière. Honnêtement, Lonerism tient la route grâce à Dave Fridmann! Une trame sonore intéressante à écouter lors de vos longues randonnées pédestres en ville ou en campagne… encore mieux, lors de vos moments narcotiques enfumés…

Ma note : 7/10

Tame Impala
Lonerism
Modular Recordings
52 minutes

www.tameimpala.com/

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