Critiques

St. Vincent

All Born Screaming

  • Total Pleasure Records
  • 2024
  • 41 minutes
7,5

Annie Clark est toute une guitariste et une excellente autrice-compositrice. St. Vincent l’a prouvé maintes fois à travers sa discographie qui a évité les faux pas. Après avoir marqué le monde indie rock avec son album homonyme et Strange Mercy, elle a commencé à s’orienter vers une pop plus synthétique sur Masseduction, puis vers le rock-funk des années 70 avec Daddy’s Home. Voici qu’elle ressort les guitares plus musclées pour All Born Screaming, un 7e album en carrière.

Le retour de la guitare-héroïne était annoncé avec Broken Man et Big Time Nothing. La première fait la place à des guitares lourdes et distorsionnées en plus d’avoir la dégaine légèrement théâtrale qu’on lui connaît. Sur Big Time Nothing, elle fait de la place aux synthétiseurs à la Masseduction, mais avec une petite touche de guitare qui rappelle les belles années de Prince.

Parmi les meilleurs coups d’All Born Screaming, il y a l’excellente Violent Times qui fait de la place aux cuivres, à la guitare délicate et une bonne mélodie vocale langoureuse. Une amie me faisait même remarquer que c’était déjà un thème de film de James Bond prêt à être utilisé. Je suis tout à fait d’accord. On y retrouve à la fois la sensualité et le côté tragique typique des chansons d’ouvertures des films de l’agent 007.

Parmi les autres bons moments d’All Born Screaming, on retrouve Hell Is Near avec une mélodie aérienne et quelques bons effets de guitare. Encore une fois, la présence de l’instrument fétiche d’Annie Clark fait passer de bons moments à nos tympans. Reckless qui commence dans une atmosphère de balade mélancolique devient une pièce remplie de distorsion synthétique quasi industrielle, ce qui est aussi plutôt le fun.

Parmi les moments moins mémorables, on retrouve la balade The Power’s Out qui ne donne pas le meilleur de ce que St. Vincent est capable dans le genre. On se rappelle tout de même la poignante New York où elle a démontré tout son savoir-faire. Sweetest Fruit est aussi banale même si les textures sonores sont intéressantes, au niveau des paroles c’est relativement mince. Mais bon, c’est mélodieux et plutôt accrocheur. Même chose pour la pièce qui suit, la genre de semi-reggae So Many Planets qui est sauvé par les arrangements et un solo pas piqué des vers. Ça se termine tout de fois très bien avec la pièce-titre.

Ce n’est vraiment pas un vilain album. Mieux que Daddy’s Home sans atteindre l’excellence d’autres morceaux de sa discographie. Dans ses meilleurs moments sur All Born Screaming, St. Vincent est tout à fait excellente.

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