Critiques

Prieur & Landry

Surreal Memories

  • Indépendant
  • 2019
  • 36 minutes
8
Le meilleur de lca

Le retour du power duo Prieur & Landry n’est plus qu’une vague possibilité. C’est tangible et c’est dans les bacs de votre disquaire de famille.

Quatre ans après un convaincant et percutant premier effort, les deux gars reviennent avec Surreal Memories, un exercice qui amène leur heavy blues en terrain sombre et lugubre. Les terreaux stoner et grunge y sont toujours bien présents, mais Prieur & Landry prennent ici davantage leur temps pour installer des ambiances qu’ils ont bonifié avec l’ajout judicieux de claviers.

À la voix, Gab Prieur est en forme en assumant son Chris Cornell intérieur. Ses riffs de guitares sont toujours aussi organiques que crasseux toujours appuyé par le jeu appuyé d’Eliot Landry aux tambours.

Dès les deux premiers titres, Never Mind Your Loss et Only Blood for your Advice, on reconnaît le groupe, mais on comprend que la ride sera différente de la dernière fois.

Avec Interlude qui suit, on se fait servir un brûlant crescendo instrumental qui confirme que ces quatre années d’attente en ont valu la chandelle : voilà un groupe mûr et en pleine possession de ses moyens.

En coeur d’album, Faded Childhood Blues nous rappelle que tout n’est pas noir au pays de Prieur & Landry avec cette pièce où la virtuosité de Prieur est mise de l’avant avec son jeu de guitare marécageux. Avec cette pièce, on s’est même dit que les gars s’entendraient bien avec les amis de Woodwolf, dont le disque Golden Roads arpente les même territoires.

Avec son intro de feu de camp maléfiques et son riff décoiffant, la pièce titre est la pièce de résistance de ce nouvel album avec un texte bien noir, trempé dans le grunge. On aime particulièrement.

Voilà donc un album abouti par Prieur & Landry, album qui a quand même pris quatre ans à pondre… de l’aveu même de Prieur, les instruments étaient enregistrés depuis longtemps, mais il y a fallu la pression d’un deadline pour écrire les paroles. Et le résultat ne déçoit pas.

Le rock n’est pas mort au Québec, Prieur & Landry viennent d’ajouter des bûches au brasier qui reprend vie.

Astheure, on se tourne vers Oktoplut!

1 commentaire

  1. […] Childhood Blues qui, comme le mentionne si bien le camarade Jean-Simon Fabien dans sa critique au Canal auditif (on vous l’a dit à plusieurs reprises, c’est notre référence!), a des airs de […]

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