Critiques

Marissa Nadler

July

  • Sacred Bones Records
  • 2014
  • 46 minutes
7,5

marissanadlerjuly1La semaine dernière, la musicienne folk âgée de 32 ans et originaire de Washington D.C., Marissa Nadler, faisait paraître son septième album studio titré July. Comparée à Hope Sandoval, Neko Case, Kate Bush, Chelsea Wolfe et plusieurs autres, la jeune dame est souvent associée au mouvement musical nommé New Weird America, qui a connu une certaine heure de gloire au début des années 2000. Nadler crée un folk psychédélique/gothique, en y ajoutant des éléments issus de la musique traditionnelle américaine; du blues et du country nimbée de cette voix angélique délicieusement noyée dans la réverbération.

Nouveauté dans le monde mélancolique de Nadler? En effet, un nouveau réalisateur fait son apparition et il se nomme Randall Dunn; celui-là même qui a réalisé des sitedemo.cauctions avec les formations Sunn O))) et Wolves In The Throne Room… pas tout à fait le même univers musical! Fait à noter, l’auteure-compositrice-interprète a failli mettre fin à sa carrière, mais la récente signature avec Sacred Bones Records l’a quelque peu requinqué. Grand bien nous fasse, car ce July mérite une soigneuse attention.

Sur cette sitedemo.cauction de luxe se côtoie le jeu de guitare élémentaire de Nadler conjugué à ces mélodies duveteuses et spectrales (qui constituent la signature sonore de l’artiste), mais on y entend surtout de sublimes arrangements cosmiques fertilisés d’ondes vocales, d’éléments électros et d’instrumentations quasi symphoniques. C’est cette facture folk interstellaire ainsi que ces superbes couches vocales s’imbriquant merveilleusement les unes aux autres, qui permettent à ce July de se hisser parmi les parutions de qualité supérieure de ce début 2014.

Ce qui a séduit votre modeste critique est sans contredit le contrepoids musical entre cette pureté sonore exquise et ce folk prosaïque; et c’est cette mixture aérienne/terrestre qui fait de cette parution, un disque de folk riche, somptueux et bouleversant. Le penchant onirique de l’écriture chansonnière de Nadler est sublimement accentué par une délicatesse sonore majestueuse, ce qui attribue à cet album une magistrale neurasthénie.

Aucun faux pas sur ce July, juste de la ritournelle folk de haut niveau! On a affectionné plus particulièrement l’orchestrale et frémissante 1923, la dépouillée Firecrackers, la céleste Dead City Emily, le country rock spatial Was It A Dream, les ballades pianistiques I’ve Got Your Name et Nothing In My Heart de même que la ténébreuse Anyone Else.

On espère que l’avènement de ce July permettra à Marissa Nadler d’affirmer avec encore plus d’impact sa réputation d’artiste folk haut de gamme. Quand une faiseuse de chansons s’applique depuis plus de dix ans à sitedemo.cauire autant de disques impériaux, il serait tout à fait approprié que cette même créatrice récolte les fruits de son dur labeur. C’est toute la grâce qu’on lui souhaite! Une réussite!

Ma note : 7,5/10

Marissa Nadler
July
Sacred Bones Records
46 minutes

marissanadler.com

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