Critiques

Jimmy Hunt

Maladie d’amour

  • Grosse Boîte
  • 2013
  • 49 minutes
8
Le meilleur de lca

Si le titre de l’album peut laisser présager un album «fleur bleue», ce n’est qu’une illusion! C’est d’abord avec son groupe Chocolat que Hunt est apparu sur la scène musicale québécoise. Puis, en 2010, il a fait paraître son album homonyme… et le voici qui rapplique avec un nouvel opus titré Maladie d’amour.

Son premier album, Jimmy Hunt (l’album pas le gars) était très folk, traditionnel dans son choix d’instruments et proche de la chanson pure. Sur ce deuxième titre, il décide de briser le moule (qui ceci dit, n’existait pas vraiment encore) pour se lancer dans les claviers et les synthétiseurs pour venir agrémenter son folk. Le résultat, à l’image du titre l’album aurait pu verser dans la mièvrerie, mais Hunt évite les pièges et s’en sort avec un Maladie d’amour solide, efficace et légèrement dream pop par moments.

On note le nouveau penchant de Hunt très rapidement. Marie les bleus et Denise, respectivement deuxième et troisième titres, affichent des sonorités de synthétiseurs très présentes. Nos corps offre, un rythme qui flirte avec un disco particulièrement accrocheur; et que dire de l’excellent revirement musical que Hunt nous sert en plein milieu d’Oversea.

Mais ce qui accroche le plus sur Maladie d’amour, c’est la franche poésie qui a plus en commun avec Fred Fortin qu’avec Marie-Mai… On peut citer facilement les premiers mots d’Au-dessus du monde: «Emmène-moi au-dessus du monde / J’ai une fabuleuse érection» ou ceux de Marie-Marthe: «Marie-Marthe, veille conne / Tu n’es pas plus près de Dieu que moi». À préciser que la Marie-Marthe en question est une enseignante de deuxième année, qui de plus, est une religieuse. Disons que le monsieur n’a pas la langue dans sa poche…

Si Maladie d’amour contient beaucoup de bonnes choses, il faut dire qu’il s’étire un tout petit peu en longueur et devient légèrement lourd à porter sur les deux dernières pièces. Surtout que l’une de celles-ci est une pièce très eighties, aux sonorités de synthétiseurs exacerbés. Voilà quelques anicroches mineures sur un opus franchement intéressant où la chanson d’amour n’est ni quétaine, ni fleur bleue, mais honnête et parfois brutale.

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