Critiques

Death Grips

Fashion Week

  • Third Worlds Records
  • 2015
  • 48 minutes
7,5

Death Grips - Fashion weekLe groupe le plus séparé/pas séparé/mystérieux/chaotique de la terre est de retour pour commencer 2015 en force. Death Grips, c’est un peu un téléroman pour mélomane averti. Et des rebondissements, il y en a pas à peu près. Aux dernières nouvelles, le trio faisait paraître Niggas On The Moon en juin dernier annonçant du même coup que c’était une première partie et qu’une deuxième s’en venait plus tard au courant de l’année. Cette deuxième moitié s’appellerait Jenny Death et les deux réunis auraient pour titre The Powers That B. Puis, ils nous ont annoncé qu’ils se divorçaient et abandonnaient la tournée qu’ils faisaient en compagnie de Nine Inch Nails. Un sabotage en bonne et due forme. Puis, arrive Fashion Week.

Cette nouvelle sortie du groupe en est une entièrement instrumentale. Chaque pièce porte le nom de Runaway + une lettre. Ces lettres mises côte à côte donnent Jenny Death When. On présume maintenant que Jenny Death WhenFashion Week. Avec la semaine de la mode qui se tient du 12 au 19 février prochain à New York, on peut commencer à se dire que Jenny Death sortira à ce moment. Mais bon, ils pourraient tout aussi bien attendre celle de Londres, Milan ou Paris qui se tiennent plus tard (ou encore Montréal… oui, oui, je rêve en couleur).

Cela dit, ça ne change rien au fait que le trio nous offre une oeuvre entièrement instrumentale. Ce qui surprend à l’écoute, c’est la relative accessibilité de la trame sonore. Alors que Death Grips, particulièrement sur Niggas On The Moon et Government Plates, nous ont habitué à une musique plus difficile d’approche, qui demande un certain effort intellectuel du mélomane, Fashion Week s’écoute facilement et contient même des mélodies accrocheuses. Runaway Y est un très bon exemple de la force mélodique de Death Grips. Ça rappelle les pièces plus faciles à ingurgiter telle que I’ve Seen Footage.

Ils se font parfois plus techno, parfois plus percussifs. Particulièrement, D-E (2e) et A-T-H (1er) qui possèdent des claviers plus présents et des sonorités qui tirent vers l’électro. Mais Zach Hill reste tout de même incontournable avec sa batterie sur ces pièces. Et c’est bien plaisant pour les tympans. Parce que Hill est très doué à la batterie. Il y va parfois de rythmes très lourds comme on trouve sur le premier Runway E alors que sur d’autres pièces, il s’excite sur Runway H (2e).

Enfin, les gentils garçons de Death Grips n’ont pas fini d’en mettre plein la vue et les oreilles et c’est ce qu’ils nous rappellent en ce début 2015. Fashion Week est particulièrement facile à écouter autant que faire se peut, du moins pour un album de Death Grips. Fidèle à leur façon de faire, l’album est entièrement gratuit et disponible en téléchargement sur leur site web. Soyez aux aguets en ce début d’année: «It’s not over till the fat lady sings.»

Ma note: 7,5/10

Death Grips
Fashion Week
Third Worlds Records
48 minutes

http://thirdworlds.net/

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