Critiques

Big Data

2.0

  • Wildcassettes
  • 2015
  • 41 minutes
7

Big DataBig Data est le projet électro-pop du sitedemo.caucteur états-unien Alan Wilkis, que nous avons pu découvrir à l’automne 2013 avec son premier EP, 1.0, ainsi qu’un premier simple intitulé The Stroke Of Return sorte de Radio Ga Ga de Queen qui rencontre une balade de Muse. Le mélange était très réussi, mais l’impression de déjà-vu l’était tout autant. C’est sensiblement la même réaction que j’ai eue à l’écoute de son premier album, 2.0, qui puisent ses bases dans les formes pop 70s et 80s, et l’enveloppe dans une sitedemo.cauction digne du «loudness war».

Dès les premières percussions de The Business Of Emotion, qui s’apparentent plus à un fusil de chasse qu’à une caisse claire, on comprend qu’on en aura plein les oreilles. Morgan Kibby (White Sea, The Romanovs, M83) dirige la pièce au chant, dont le refrain fait penser à une journée ensoleillée de Vice City, c’en est comique. Dangerous est le premier simple du projet à avoir attiré l’attention de millions d’oreilles, avec sa basse sexy et la voix de Daniel Armbruster (Joywave); une pièce efficace qui s’écoute en boucle. Clean se démarque davantage de par la prestation de l’inimitable Jamie Lidell, qui éclipse la ligne musicale un peu simpliste. The Glow ralentit le tempo avec sa base R&B et la voix veloutée de Kimbra Lee Johnson; c’est chaud. Snowed in reprend la forme musicale facile de Clean, mais cette fois-ci accompagnée par le chanteur Rivers Cuomo.

Big Dater sort du moule en mélangeant un électro à la Glitch Mob avec une envolée mélodique digne d’un musical. Ça donne un second souffle à l’album. Automatic tombe dans la balade au piano avec la douce voix de Jenn Wasner (Wye Oak); résultat touchant, plus intime. Get Some Freedom roule sur un rythme pop rock solidement accompagné de la voix de Martina Sorbara (Dragonette). Sick For Me continue sur une base rock à saveur de post-punk guidé par la voix de Dylan Rau (Bear Hands). Perfect Holiday retourne à la balade new wave façon Martin Gore avec Twin Shadow à la voix.

À la première écoute, 2.0 détonne comme une bombe dans les haut-parleurs, et en met plein les oreilles du début à la fin. C’est par la suite que ça perd de sa vivacité, écoute par écoute. Pour ceux et celles qui n’ont pas vécu les années 80, ça reste sans doute explosif en comparaison à la pop diluée de la dernière décennie; mais pour les autres, ça devient rapidement un hommage à la forme synth-pop et à ses multiples déclinaisons. N’empêche, ça reste une très belle découverte, et c’est assez bien sitedemo.cauit pour faire sourire les nostalgiques.

Ma note: 7/10

Big Data
2.0
Wildcassettes
41 minutes

http://bigdata.fm

[youtube]https://youtu.be/E8b4xYbEugo[/youtube]