Critiques

Alice In Chains

The Devil Put Dinosaurs Here

  • EMI Records / Virgin Records
  • 2013
  • 65 minutes
5,5

Alice-In-Chains-The-Devil-Put-Dinosaurs-HereAlice In Chains. Voilà qui ne rajeunit pas votre humble critique… Formé en 1987 à Seattle par le chanteur Layne Staley et le guitariste Jerry Cantrell, la formation de hard-rock, après un hiatus de près de quinze ans, avait fait paraître en 2009 Black Gives Away To Blue. Durant cette discontinuité, Alice In Chains a subi la perte du charismatique Layne Staley mort par overdose, ce qui signifiait à l’époque l’anéantissement total du groupe. En 2007, le quatuor s’est reformé pour quelques concerts avec William DuVall aux vocalises; et depuis ce temps, les vétérans du grunge/métal ont repris du service.

Quatre années après leur dernière offrande, voilà la bonne vieille Alice de retour avec The Devil Put Dinosaurs Here. Lors de leur renaissance sur disque, la bande à Cantrell devait démontrer que la perte de Staley n’affecterait en rien la cohésion et la pertinence de l’existence même d’Alice In Chains; et Black Gives Away To Blue est venu adéquatement le prouver.

Sur The Devil Put Dinosaurs Here, la recette demeure inchangée : des guitares hard-rock en gamme mineure, quelques sonorités acoustiques judicieusement éparpillées et des harmonies vocales sombres (principale marque de commerce d’Alice In Chains) gracieuseté du duo DuVall/Cantrell. Premier constat, la réalisation est tout simplement retentissante, limpide et explosive ce qui accentue le caractère volcanique des chansons composées majoritairement par Jerry Cantrell. Sur ce point, on applaudit!

Par contre, même si tout au long de l’écoute on se surprend à taper continuellement du pied, il nous a été ardu de mémoriser ne serait-ce qu’une seule ritournelle, tant les mélodies concoctées sont d’une linéarité désolante. Si on combine cette frasque à un amalgame de riffs convenus férocement pépères, de même qu’à un tempo moyen surutilisé sur la plupart des morceaux, on se retrouve devant une création bien exécutée, bien réalisée, mais assez soporifique merci! Pas une parution nocive, juste un peu répétitive…

Néanmoins, l’album renferme quelques pièces qui valent la peine d’être entendues : la pulsative/décapante Hollow (du Alice In Chains à son meilleur), la basse qui éructe en intro et le riff opérant dans Stone, le refrain accrocheur de Voices, l’excellent changement de rythme qui surchauffe Breath On A Window et l’acoustique très Jar Of Flies (maxi paru en 1995) titré Scalpel. En contrepartie, on vous conseille d’éviter les Hung On A Hook et Cheek qui pourraient servir de trame sonore destinée aux amateurs de «pole dancing» de pacotille…

À nos oreilles, nous avons toujours cru qu’Alice In Chains était un groupe surévalué qui avait réussi à se frayer un chemin jusqu’aux oreilles du plus grand nombre grâce à la vague grunge du début des nineties. Le pire qui puisse arriver dans la vie, c’est de sombrer dans l’indifférence. C’est un peu ce que nous avons ressenti à l’écoute de cet opus… de l’indifférence.

Ma note : 5,5/10

Alice In Chains
The Devil Put Dinosaurs Here
Virgin/EMI
65 minutes

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