Concerts

Pop Montréal 2020: Alex Nicol, Penny Diving & Land of Talk

En cette seconde journée du festival Pop Montréal, plusieurs prestations étaient au programme. Les prochaines lignes relateront les performances de Alex Nicol ainsi que des groupes Penny Diving et Land of Talk, toutes présentées dans le chaleureux Rialto.

Alex Nicol

C’est dans la douceur des notes d’indie-folk d’Alex Nicol que s’est entamé l’après-midi d’hier. Ce dernier a offert un concert parsemé de nouvelles compositions qui s’apparentent fortement à ce qu’il a dévoilé jusqu’ici.

Le décor de la scène du Clubhouse Pop et le bel habit du chanteur donnaient l’impression qu’il se vouait en spectacle dans un gymnase d’école secondaire (ce qui en soi, est loin d’être péjoratif), mais la prestation aura plutôt donné l’impression d’être dans son jardin : un caractère intimiste qui manquait d’éclat par moment, mais qui aura su être comblé par la chaleur du trio de musiciens (Nicol à la guitare en plus d’un bassiste et d’un batteur) présents sur scène.

Alors qu’il se donne des airs de Taylor Kirk (Timber Timbre) sur son plus récent opus All for Nada, ce dernier sonnait plutôt comme Dave Bixby ou même par moment à Neil Young. Ces chansons Two Times a Charm et Bridge Back To Me ont su harmonieusement combler les tympans grâce à sa voix vaporeuse et feutrée et malgré une préférence subjective pour l’album, il va sans dire que Nicol a démontré de belles choses, surtout lors de son merveilleux solo de guitare électrique en clôture de spectacle. Charmant et rêveur pour la suite des choses.

Penny Diving

En début de soirée, c’était autour des membres du groupe Penny Diving de fouler la scène du Clubhouse Pop et chose que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont enflammé la place avec leurs guitares vacillantes, leur basse disjonctée, leur batteur métronome ainsi qu’avec leurs synthétiseurs cosmiques.

Accompagnés par des jeux de lumière qui ont ajouté une touche visuelle extrêmement pertinente notamment lors de Divine, de Shotgun, She Said et de Stella, les musiciens ont exploité leur sonorité shoegaze basement pop à merveille. Ces derniers ont, dès le départ, mis la pédale dans le fond notamment avec des riffs de guitares perçants et des kicks allant droit au coeur. Être assis n’était pas une tâche facile, alors que le côté plus rock aux inspirations grunge léger des productions ressortait davantage qu’à l’écoute de Big Inhale. Cela donnait envie de faire bien plus que de taper du pied.

On note une grande complicité au sein des musiciens, une cohésion qui s’est fait ressentir au travers de chaque parcelle de la représentation. Malgré quelques moments où la voix de Chantal Ambridge semblait se camoufler derrière une forte présence instrumentale, on sent qu’elle apportait une belle contribution harmonieuse dans l’ensemble de son registre. C’est dans les moments où sa voix se faisait plus criarde que l’on sentait davantage toute l’étendue des émotions qu’elle véhicule, un incontournable. Penny Diving est sans l’ombre d’un doute un groupe dont on n’a pas fini d’entendre parler, un groupe au son qui mérite notre attention.

Land of Talk

La fin de la soirée se réservait à la prestation d’Elizabeth Powell et de son groupe Land of Talk. À nouveau un spectacle court à POP, alors qu’elle a dû annoncer la tenue d’une dernière chanson après 26 minutes sur scène, mais ce n’est rien enlever à la richesse musicale émanant de l’ensemble présent. C’est vrai, on en aurait voulu bien plus!

Débutant sur un long instrumental sinueux, la bande musicale a dès lors ensorcelé le public rassemblé dans le pittoresque Rialto. Powell semblait venue sur scène pour nous raconter des histoires, de mélodieuses trames que l’on aura savourées abondamment grâce à sa voix berçante et aux rythmes planants qui ont rempli la pièce. Nous voilà donc captivés plus que jamais, fondus dans nos chaises avec le sentiment d’être généreusement plongés dans le moment. On peut dire que c’est ça, un spectacle bien réussi.

En terminant sur Yuppy Flu, première chanson de son album Some Are Lakes, elle s’est un peu moquée de notre obligation à devoir rester assis, alors que cette chanson donne toutes les envies du monde de faire les fous. En somme, une brillante prestation qui aura fait chaud au coeur et qui aura flatté l’âme des mélomanes qui s’ennuyaient des salles de spectacle.

Crédit photo: Stacy Lee / Étienne Paquette / Joseph Yarmush

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