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M pour Montréal 2020: une agréable brochette anglophone

Hier soir avait lieu la diffusion du concert gratuit Montreal Magic Musique Show, présentant le volet anglophone de la programmation de M pour Montréal 2020. Les cinq artistes émergents nous réservaient une soirée plus tranquille que la veille, où le rock menait le bateau.

La 15e édition du festival de musique et de réseautage de l’industrie M pour Montréal se déroule toujours au moment où j’écris ces lignes, et ce, jusqu’au 20 novembre — c’est-à-dire ce soir. Pour présenter le volet anglophone de sa programmation, l’organisation de M s’est revirée sur un dix cents, comme on dit, et avec brio grâce à une magnifique scénographie signée par Pestacle (SOIR).

Parlant de beauté, les animateurs de la soirée — Laurence Giroux-Do du groupe Le Couleur et l’acteur albertain à la voix de velours Paul Spence — se sont surpassés “vestimentairement” parlant. C’est donc avec leurs plus beaux habits qu’ils ont présenté les prestations successives de Shay Lia, Alex Nicol, Paul Jacobs, Janette King et Edwin Raphael.

Paul Spencer et Laurence Giroux-Do on échangé de langue pour présenter Shay Lia. Ça aurait pu être pire!

Pour casser la glace, c’est la chanteuse franco-djiboutienne établie à Montréal Shay Lia qui a foulé la scène la première, accompagnée d’une DJ. La belle voix soul qu’on a pu entendre Leave Me Alone et Chances de Kaytranada était soutenue par des choeurs, mais comme Lia était la seule personne à chanter, l’effet était quelque peu étrange. Avec des musiciens au lieu d’une DJ, on aurait mieux habité l’espace et donné du mordant à l’instrumental. Malgré ces petits détails négatifs, les tracks de son album Dangerous (s’étant classé à la longue liste Polaris 2019) et de son plus récent EP Solaris ont été ravissantes à entendre.

On a envie de lui faire un câlin, à ce doux Alex Nicol (aussi dans les groupes Hoan, Loon, She Divides, Blanka). L’auteur-compositeur-interprète montréalais a joué quelques oeuvres de son premier disque, All For Nada, paru en mars 2020 via Michel Records. Seul sur scène, sa voix singulière nous a bercé à l’aide de trois instruments exploités séparément — évidemment, il était seul. Guitare acoustique, électrique et au piano pour la chanson When You’re Blue. Franchement agréable!

Hein!? Un band! Ceux qui connaissaient le prolifique (ouais, il a au-dessus de 7 albums à son actif) Paul Jacobs pour être un fou-malade-dans-tête en chest à se rouler par terre lors de ses concerts ont dû rester surpris! Hier soir, c’est en formule “propre et civilisée” que la prestation de Jacobs s’est donnée. Il était accompagné de cinq musiciens qui nous ont fourni un bon jam de 15 minutes : on en désirait plus!

Seule au micro, la productrice, DJ et chanteuse R&B Janette King s’est imposée avec les chansons issues de son futur album, L’Ambiance, Leave et avec son plus récent single Mars, produite par l’artiste Jonny Tobin. King est l’une des quelques artistes évoluant avec le nouveau label féministe indépendant montréalais Hot Tramp Records. Effectivement, c’était très hot et nous sommes impatients de voir ce qu’elle réserve pour 2021.

Edwin Raphael fut le dernier à s’exécuter : comme ce duo de guitares acoustique et électrique était bien smooth, on l’aurait préféré au milieu du programme. L’auteur-compositeur-interprète au jeu de guitare prodigieux a proposé ses chansons indie-folk mélancoliques issues de son plus récent album Ocean Walk, paru indépendamment en octobre ainsi que le single Mild Sanity, originalement interprété avec l’artiste Juletta. Ce fut un spectacle tout en intimité, pour Raphael.

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