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Les Francouvertes 2019 soir 3 : Comment Debord, P’tit Belliveau et les Grosses Coques et Alex Burger

Déjà la troisième étape des Francouvertes qui mettait à l’œuvre Comment Debord, P’tit Belliveau et les Grosses Coques ainsi qu’Alex Burger. Le tout couronné par Lydia Képinski qui venait casser une toune.

 

C’est d’abord Lydia Képinski, une jeune ex des Francouvertes qui nous présentait du nouveau matériel et quelle prestation surprenante. Arrivant avec un doigt emmitouflé, elle nous explique qu’elle se l’est coincé dans une portière d’automobile. Mais qu’à cela ne tienne, elle décide de nous faire un démo d’une chanson qui est en quelque sorte la pré-Andromaque. La pièce tirée de son premier EP se voyait offrir un antépisode. Un peu comme dans Star Wars nous explique-t-elle. C’est donc pendant qu’une trame construite sur le iPad de sa mère qu’elle se lance. Efficace? Pas tout à fait. Divertissant? Tout à fait. Lydia Képinski est aussi théâtrale et provocatrice que ce à quoi elle nous a habitués. Après, est-ce que c’est une bonne toune? Le temps nous le dira, c’était légèrement approximatif. Mais on lui donne deux morceaux de robots pour la débrouillardise.

Comment Debord

La formation qui compte une ex-Caltâr-Bateau (la première de deux) fait une sorte de soul-motown, mais décidément très blanche. Du whitetown, mettons. Au lieu de nous parler de la vie dans les quartiers difficiles américains, le groupe nous jase de la jalousie de ne pas avoir aussi un chalet dans la famille. Il se débrouille bien, mais il y a une carence de charisme. C’est sans doute un manque d’expérience scénique qui crée cet effet. Malgré de belles harmonies vocales, le chanteur peine à prendre la place qui lui revient vraiment. On sent de la gêne dans sa prestation. D’un autre côté, la guitariste est décidément sous-utilisée. Celle-ci shred avec assurance sur son instrument. On en aurait pris un peu plus.

P’tit Belliveau et les Grosses Coques

Bon… on va se le dire, c’est un habile nom qui rappelle à la fois ce mollusque qu’on peut pêcher dans les maritimes et l’organe masculin. On salue l’humour qui semble faire partie de toutes les facettes du groupe. D’ailleurs, la formation est d’une solidité exemplaire sur scène. Heureux comme des poissons dans l’eau, ils nous envoient un folk-country avec de bons grooves, des mélodies intoxicantes et Belliveau possède un charisme indéniable qui doit venir des nombreuses soirées passées à convaincre des spectateurs de bars de s’intéresser à leur musique. La bande originaire de Baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse nous propose un chiac bien senti et poétique dans les oreilles. Une très solide performance.

Alex Burger

L’autre ex-Caltâr-Bateau de la soirée est arrivé avec une belle confiance sur les planches, lançant tout de go deux chansons. Le groupe qui compte des musiciens maintenant aguerris de la scène montréalaise est d’une solidité assumée. À plusieurs reprises, ça fait penser à un Vincent Vallière pré-Repaire tranquille. La formation propose un country-rock qui flirte avec le western sans jamais tomber dans le spaghetti. Alex Burger nous présente un personnage scénique intéressant qu’on sent à ses débuts. Ce n’est pas encore tout à fait à point, mais c’est certainement prometteur. Une performance qui ne devrait pas faire rougir les jeunes hommes.

Mais bon après trois étapes, qu’en est-il du classement? Eh bien :

1— P’tit Belliveau et les Grosses Coques

2 — Ce7te Life

3 — Comment Debord

4 — Anaïs Constantin

5 — Alex Burger

6 — Foisy.

7 — Marie-Gold

8 — Simon Daniel

9 — Miles Barnes

On se revoit la semaine prochaine pour Olivier Lessard, Vice E Roy et Thierry Larose.

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