Concerts

La St-Jean 2018 à Laval : des surprises, des classiques et beaucoup de plaisir

Petite introduction bien personnelle, ça fait 3 ou 4 ans que Laval est ma place où fêter la St-Jean le 24 au soir, et je n’ai pas regretté une seule fois. Récit d’une soirée remplie de surprise où les éclats n’étaient pas que dans le ciel.

 

Il faisait mauvais. Ben oui, comme c’est souvent le cas à la St-Jean. Heureusement, c’est vraiment idéal pour mes plants de tomates qui vont me récompenser d’avoir passé les derniers 48 h dans l’eau avec des gros fruits murs dans quelque temps. Mais passons. Nous étions conviés une fois de plus à Laval pour une St-Jean qui ratissait large. Toutes les générations, toutes les ethnies, tous les genres de musique étaient au rendez-vous. Chaque année, je me demande si la colle va prendre et chaque année, je me retrouve à chanter un succès québécois à tue-tête. Laval always win.

Après le traditionnel discours du maire, la chorale s’est lancée dans Quand les hommes vivront d’amour. Parlant d’amour, celui qui arrivait l’a chanté de tous les bords, tous les côtés. Vincent Vallières s’est lancé dans À hauteur d’homme avant de mettre le feu aux poudres avec Le temps passe, solo de guitare extraordinaire en prime. Marc Déry vient le rejoindre et tout ça fini dans Les femmes préfèrent les ginos.

Capitaine Québec à la rescousse

Pas que le monde avait besoin d’un sauveur, le plaisir et la bonne entente faisaient loi, mais Klô Pelgag dans son plus bel habit nationaliste s’est pointée sur scène pour notre plus grand plaisir.

Mes voeux pour le Québec « Je nous souhaite d’être capables de nous remettre en question. De travailler notre…

Posted by Klô Pelgag on Sunday, June 24, 2018

Message d’amour, de paix, de courage. Elle est cool la Pelgag pareil, hein? Les ferro-fluïdes fleurs en prime, tout était réussi et plaisant. Mais rien, absolument rien, ne nous préparait à ce qui s’en venait. Antoine Corriveau est arrivé sur scène pour chanter N’importe quoi d’Éric Lapointe. Sans farces, si Corriveau l’avait échappé et s’était inscrit à La Voix au lieu de faire de la chanson pertinente, il aurait torché tout le monde. En chœur, tout le monde l’a rejoint pour chanter le refrain. Sans compter qu’il a plus de voix que Lapointe. Les années de mauvaises habitudes de vie en moins, ça aide, il faut dire.

France d’Amour est entrée sur scène après une présentation de Neev, qui animait bien la soirée, en enchaînant Vivante et Animale. Ba-da-bing-ba-da-boum. D’Amour était aussi en feu que sa chevelure. Puis, un gros medley des femmes hip-hop. Délicieux. Random Recipe, Marie-Gold, Sarahmée, Donzelle et Jenny Salgado ont rocké (ou rimé?) la soirée sur un solide temps. Chapeau bas à J-Kill (Salgado) qui a prouvé que les jeunes ont encore des croûtes à manger. La mama du rap québécois joue avec les mots avec une facilité désarmante.

Matiu suivait avec sa reprise de Le bon gars de Richard Desjardins avant que d’Amour et Vallières reprennent la scène. Le jeune Émile Bilodeau a embarqué sur scène pour deux de ses chansons avant de faire un duo avec Marc Déry sur Marie-Louise de Zébulon. Puis, quelques chansons touchantes de Beyries comme crémage.

Discours patriotique pertinent… enfin!

Le discours patriotique, ce genre de faux survoltèrent de notre fierté nationale, me fait toujours un peu sacrer. C’est le genre de moment qui me donne des envies de cynisme infini. Sauf quand Kim Thúy s’en charge. Elle a fait montée sur scène des gens venus d’ici et d’ailleurs, de toutes les origines possibles pour nous dire simplement depuis combien de temps ils étaient québécois. Le tout s’est terminé sur la mère des sœurs Talbi qui fièrement a clamé son attachement pour notre nation depuis 40 ans. C’est ça, pour moi, être québécois. Savoir vivre ensemble pour se rendre plus loin.

C’est par la suite Diane Dufresne qui est arrivé dans un immense nuage de CO2 pour chanter Oxygène. Tout ça avec un cellulaire à la main. Dufresne, encore capable d’adapter son message à l’air du temps. Même à la St-Jean, elle nous critique gentiment. Ces écrans devenus omniprésents et essentiels à nos rapports sociaux. BAM. Diane, est forte. Puis, un autre grand, Daniel Bélanger a suivi avec quelques succès avant qu’Afrikana Soul Sister le rejoigne pour une version époustouflante de Spoutnik. Les feux d’artifice qui m’ont donné l’impression d’avoir à nouveau 6 ans ont achevé le tout, sur la musique métissée d’Afrikana Soul Sister.

Émilie Laforest a une fois de plus organisé ce spectacle d’une main de maître alors que le groupe de musiciens était incroyable. Grosse soirée à Laval.

Bonne St-Jean.

On se revoit l’année prochaine.

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