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Concerts

ÎleSoniq 2026 | Jour 1 : Sidepiece + TDJ + Deadmau5 + Chris Lake & Friends

Certains des DJ les plus reconnus à l’international tentent de prouver que leur performance ne se limite pas qu’à emprunter les pièces d’autrui, appuyer sur des boutons et lâcher un « what’s up Montréal » entre quelques crescendo. La première journée de îleSoniq, festival des DJ set, se déroule sous une pluie de pois, de sueur et d’artifices.

Photos par Claudia Guillemette

La portée artistique de Îlesoniq ne réside pas que dans ses performances musicales. Les regards extérieurs y voient un prétexte pour tout.e exhibitionniste au tatouage tribal de se dénuder en toute impunité.

Le festival de musique électronique est plutôt le rassemblement de ceux et celles qui désirent danser et suer avec des milliers d’autres au même rythme sur des pièces répétitives.

La politique restrictive sur les sacs a eu l’effet escompté, bien qu’elle soit contraignante pour ceux et celles qui n’ont pu trouver un sac transparent et se résigner à cacher leur dinosaure gonflable dans leurs caleçons. 

Les fouilles à l’entrée ont été très rapides et les saisies d’objets confisqués ont fait allègrement grandir la pile colorée digne d’une sculpture en l’honneur du weekend de la fierté. 

Sidepiece

En demi « piece »

Caché derrière ses verres fumés alors que le ciel s’assombrit, Sidepiece fait passer leurs pièces accrocheuses. Le duo tire son épingle du jeu par une complicité qui ne se transfère pas à la foule, pourtant plus que foisonnante, qui ne danse pas.

Party Favor et Nitti pourraient passer pour deux festivaliers qui se sont immiscés sur la scène tellement leurs arrangements sont ternes et leur présence à la limite du pilote automatique. Personne ne s’attendait au spectacle du siècle en fin d’après-midi, mais, en prime, la représentation ne s’est pas qu’engouffrée dans la déception d’une pluie battante. 

« This is Dj Geneviève »

L’écran qui lui fait dos affiche  « not TDJ » d’un effet saccadé en alternance avec « this is DJ Geneviève », une identité plus authentique de l’artiste québécoise.

TDJ s’installe derrière son set malgré la température alors que les festivalier.ères sans poncho sont réfugiés un peu partout pour se couvrir. La performance fait rapidement fuir la pluie du même rythme adopté par les festivalier.ères qui converge vers le parterre de la scène NEON. 

Geneviève Ryan-Martel préserve la même concentration qu’on lui connaît. Ces regards font foi de sa passion et l’efficacité de son matériel prouve que l’artiste maîtrise sa proposition avec une solide aisance.

Les succès Lalala et Open Air restent des incontournables. Son offre électro-pop avec des vocalises envoûtantes est unique, encore plus dans le climat brumeux d’après-pluie sur l’île St-Hélène.

DeadMau5

Deadmau5 de Poitrine

Le triangle avec fond à pois apparaît sur l’écran de la grande scène Oasis et la foule comprend immédiatement ce qui l’attend et explose d’enthousiasme. Deadmau5 ne tarde pas à faire hurler Montréal avec un remix inusité d’Angine de poitrine

Des gymnastes en léotard et autres représentations de toutes sortes portent l’emblématique tête de souris du DJ ontarien sur les écrans géants qui diffusent les graphiques associés à ses chansons. D’humour et de rythme, le visuel projeté comme les jeux de lumière introduisent et bercent efficacement les pièces.

L’artiste de 45 ans, fidèle à son habitude, se déchaîne sans arrêt, mais Joel Thomas Zimmerman n’en fait jamais trop. Le léger jemenfoutisme n’enlève rien au respect portée à l’artiste qui, même après toutes ces années, se coltine l’immense tête de souris tout au long du spectacle. 

La canicule, l’humidité, la pluie et l’imposant éclairage de la scène Oasis dans une mascotte avec la bougeotte : l’épreuve surhumaine relève d’un dévouement sans nom qui encourage son public à danser avec lui, ne serait-ce que par compassion.

Chris Lake

Chris Lake…& friends

Chris Lake a célébré ses 44 ans le 8 août à îleSoniq avec les festivalier.ères montréalais.es en arborant fièrement le chandail du CH numéroté du nombre de ses bougies. 

La pyrotechnie est omniprésente durant la dernière heure de cette première journée dédiée à Chris Lake & friends, d’impressionnantes pétarades de feux d’artifice qui enveloppent la plus grande scène du festival.  

Les machines à fumer, les jeux d’éclairage et la mise en scène synchronisées avec la musique plongent le parterre dans un univers onirique qui les soulève ensuite par l’intensité des basses.

Odd Mob est le premier à rejoindre Chris Lake sur son piédestal mérité. Le DJ de 33 ans arrive avec le regard d’un enfant qui se paie le trip de sa vie à nous payer le nôtre. 

Chris Lorenzo, présent sur la programmation du lendemain, offre un avant-goût pop et le DJ britannique MPH vient, lui aussi, encombrer le podium des artistes, vêtu aux couleurs de la sainte flanelle. S’ils espèrent avoir amadoué le public, c’est mission accomplie. 

Pendant un court instant, douchebag, alcooliques fonctionnel.les, âmes adolescentes et même des journalistes se sont retrouvés sur le pied d’égalité de l’amitié. Quoi qu’on en dise, seul.es les vrai.es artistes et les vraies bonnes performances peuvent en arriver à créer cette chimie réconfortante.

Crédit photo: Claudia Guillemette

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