Concerts

FME 2020 jour 2 : partie 2 — Jonathan Personne, Le Couleur, Les Louanges et We are Wolves

Récit de nos déambulations festives sous un ciel clément — et de la fois où Backxwash nous a livré un freestyle sur du MF DOOM.

La deuxième journée du Festival de Musique Émergente à Rouyn-Noranda est derrière nous et c’en était toute une. Pour moi, elle a commencé avec une entrevue auprès de l’artiste trans canado-zambienne Ashanti Mutanti (Backxwash) à la radio CFME. Ce genre de moments dont on se rappelle toute une vie, genre?

C’est avec de grand éclats de rires et beaucoup d’excitation qu’Ashanti a accepté le défi d’un membre du public, JS Fort, de nous livrer un freestyle sur une piste instrumentale de l’artiste londonien MF DOOM. Vous pourrez entendre ça dans quelques semaines, à la sortie du podcast (stay tuned)! C’était magique.

Crédit : Louis Jalbert

Jonathan Personne : bucolique

Jonathan Personne se donnait en spectacle à la Presqu’île du Lac Osisko en début de soirée. Il a offert — à l’aide d’une guitare sans ganse — la plupart des chansons de son excellent dernier album Disparitions et quelques pièces du précédent Histoire Naturelle. Le soleil brillant sur la surface du lac en arrière-plan rendait ce moment magnifiquement apaisant.

Peu d’interaction avec le public, mais ce n’était pas nécessaire. D’un naturel introverti et plutôt timide sur scène, la trame sonore de Jonathan Personne prenait toute la place.

Crédit : Christian Leduc

Un spectacle secret de Le Couleur

Je ne le dirai probablement jamais assez : les gensses de Le Couleur sont solides! Pour faire danser les festivaliers, ils ont présenté une tonne de savoureuses nouvelles compositions à paraître sur leur album Concorde le 11 septembre.

Dans leurs rangs, on retrouvait la talentueuse claviériste Sheenah Ko, ce cher Jean-Étienne Collin-Marcoux aux percussions (Beat Sexü, co-fondateur du Pantoum) ainsi que le groove du guitariste JC Tellier (Gazoline, label DuPrince). Une petite vibe psych s’en dégageait merveilleusement bien. La prestation de Le Couleur fut mon coup de coeur de la soirée, entre autres parce qu’on pouvait DANSER avec les ami.es.

Crédit : Christian Leduc

Les Louanges pas rouillé du tout

Au tour de Vincent Roberge (Les Louanges) et sa bande de mettre le feu aux planches du Cabaret de la Dernière Chance. Roberge nous a présenté un son définitivement électro-free-jazz-wow à la BADBADNOTGOOD. Sa prestation énergique s’est terminée sur un jam avec le public. Comme il avait beaucoup d’énergie à dépenser, Les Louanges s’est occupé de suer pour nous.

Ah! Et des solos de saxophone de Félix Petit? On en prendrait tous les jours en pleine gueule.

Crédit : Eloïse Léveillé

Briser les tympans grâce à We Are Wolves

Ça arrachait les oreilles, ça oui! La costaude formation We Are Wolves a livré plusieurs (peut-être trop) de chansons de leur dernier EP La main de Dieu et de leur plus récent opus WRONG paru en 2016. Ce sont pourtant les oeuvres telles Coconut Night de l’album Total Magique sorti en 2008 qui ont fait le plus lever le public.

Alors que Pierre-Luc Bégin, le batteur du groupe, était toujours aussi épuisant à regarder, le chanteur et bassiste Alexander Ortiz maniait agressivement le thérémine.

Le trio était heureux de jouer (enfin) et l’auditoire le semblait tout autant. «On fait du rock de bibliothèque!»

Crédit photo: Christian Leduc

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