Concerts

Fijm 2024 | Sammy Jackson et Jeremy Dutcher

Le mercredi 3 juillet, j’ai eu l’occasion de voir en concert deux lauréats de Juno, tels que Sammy Jackson qui avait une représentation au Studio TD et Jeremy Dutcher qui donnait un concert sur la grande scène principale, la Scène TD.

Crédit : Productions Novak / FIJM

Sammy Jackson

Sammy Jackson a présenté un beau concert accompagné de ses talentueux musiciens. Sa performance commence avec des sons qui émanent d’un peu partout, en panoramique. La chanteuse, qui en est à sa première fois au Festival de Jazz de Montréal, démontre rapidement sa magnifique et douce voix. Tous les musiciens ont eu l’occasion d’exposer leurs talents durant des solos impressionnants, cependant, le public était ennuyeux, n’applaudissant pas les musiciens ou Sammy après ces sections improvisées. La gagnante d’un Juno pour l’Album vocal jazz de l’année a ensuite magnifiquement interprété Don’t Bother Calling avec son guitariste, avec des dissonances dans le refrain bien placé. C’est durant Sunday In The Park qu’elle présente ses quatre musiciens. Elle chante par la suite Take Me Back, une chanson qu’elle dit avoir écrite lorsqu’elle a terminé ses études et qu’elle cherchait des réponses à ces questions, et Home Sweet Home, parlant de sa vie de musicienne et de famille qui peut être difficile à balancer.  Elle finit sa performance avec la chanson Chucky et fait une belle sortie en quittant la scène avant que ces musiciens finissent de jouer la chanson. 

Crédit : Victor Diaz Lamich / FIJM

Jeremy Dutcher

L’artiste multidisciplinaire a ouvert le concert avec des chants traditionnels wolastoqey, une culture faisant partie de la famille algonquienne. Jeremy Dutcher jouait des enregistrements vieux de 110 ans d’ancêtres de sa communauté, élevant le spectacle en une expérience spirituelle. Aussitôt que le chanteur a dit : « As long as there are children with us, we will protect this land », il s’est mis à pleuvoir, comme si ses ancêtres annonçaient leur présence. Jeremy invite par la suite la poétesse Natasha Kanapé Fontaine sur scène pour interpréter le poème Pour que nous puissions vivre en français et en innu. Ensuite, Jeremy apprend au public à dire « merci pour l’eau » dans sa langue, le malécite-passamaquoddy, et serre la main de chacun de ses musiciens durant la performance. L’artiste fait une reprise d’une chanson de Daniel Lavoie suivie du titre Jonny Be Gay If You Can Be de Terry Callier, où il en profite pour faire une mention des différentes identités LGBTQ+. Sur scène, des images de tissus, d’accessoires et d’habits traditionnels autochtones étaient diffusées lors de la performance. Jeremy Dutcher sait se donner en spectacle, interagir avec son public et a été en mesure d’élever sa performance en une expérience émotive et spirituelle. 

Crédit photo: Couverture : Victor Diaz Lamich / FIJM

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