Concerts

FIJM 2024 | Martha Wainwright, Norah Jones et Thee Sacred Souls

En ce mardi, sixième soir de l’édition 2024 du Festival International de Jazz de Montréal, la légèreté et l’amour flottaient dans l’air avec la présence de Norah Jones et du groupe Thee Sacred Souls. Pour sa part, Martha Wainwright, grande amie de Jones depuis le début de sa carrière, a offert un moment convenable avec quelques excellents moments à retenir.

Martha Wainwright

Le nom de Martha Wainwright m’est, ici et là, apparu sous les yeux, mais au niveau des tympans, c’était une première rencontre. Sa présence sur scène aura été réussie, honnête, décontractée. La musicienne et son groupe composé d’un saxophoniste, d’un pianiste, d’un contrebassiste et d’un batteur nous ont plongés dans son univers où le folk rock des 60’s se traine avec des balades, du soul et un côté léger et funky. Elle a chanté, d’une voix qu’on aime jouer en boucle, en anglais et français le temps de quelques chansons piquées ici et là dans son répertoire, dont une composition de son frère Rufus Wainwright. Elle a principalement joué de la guitare, allant brièvement au piano. On aime sa présence sur scène.

Norah Jones

C’est un accueil chaleureux que les spectateurs ont réservé à Norah Jones et ses acolytes qui ont livré exactement le genre de prestation auquel on s’attendait, c’est-à-dire un moment de douceur folk soul jazz RnB avec quelques élans rock où la voix de la pianiste et guitariste Norah Jones vient catapulter la profondeur des compositions. À la Salle Wilfrid-Pelletier, c’est harmonieusement que plusieurs des mélodies de son récent projet Visions ont été offertes dont Paradise, Queen of the Sea, l’éponyme Visions ainsi que I Just Wanna Dance. De mon côté, j’ajoute une mention spéciale à la performance de Running, laquelle m’a semblé particulièrement juste et où les voix des choristes sont venues répondre à merveille à celle de Jones. La performance de Sunrise m’aura rappelé mon plus jeune âge lors des jours tranquillement passés chez moi. On peut dire que le côté cinématique et accessible de sa musique a un brin de nostalgie.

Crédit : Productions Novak / FIJM

Thee Sacred Souls

Du côté du trio Thee Sacred Souls en fin de soirée sur la grosse scène extérieure du Festival, on a eu le droit a une continuité de l’énergie Norah Jones avec des balades vintage soul RnB qui tendent la main à l’amour. Il faut dire que leur premier album éponyme a été bien reçu et que plusieurs chansons de ce dernier ont été jouées dont Heasier Said Than Done, Love Comes Easy et Lady Love. Autrement, Love Is The Way et Will I See You Again? ont été retenues, tout comme leur plus récente Lucid Girl, laquelle est la première couleur de leur prochain projet à paraître le 4 octobre. Je dois avouer que les mélodies sont gracieuses et qu’elles flattent dans le bon sens du poil tout comme la voix du chanteur Josh Lane et celles des choristes, mais on a parfois l’impression que c’est la même chanson qui joue en boucle. Ce serait donc le commentaire général, c’est bon, l’écoute est rafraîchissante et lovey-dovey, mais à un certain point, ça sature.

Crédit : Productions Novak / FIJM

Crédit photo: Productions Novak / FIJM

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