Concerts

FIJM 2024 | Etran de l’Aïr et Orville Peck

Pas de jazz pour moi en ce vendredi 5 juillet au FIJM, mais plutôt du rock du désert et du country queer!

Dans la chaleur de juillet, je me suis rendu au Festival international de Jazz de Montréal pour profiter de l’une des dernières soirées de l’événement. Au menu, j’avais les rockeurs du désert Etran de l’Aïr et le countryman canadien Orville Peck.

Crédit : Frédérique Ménard-Aubin / FIJM

Etran de l’Aïr

Le groupe des frères Ibrahim a commencé sur le lucratif circuit des mariages au Niger. Depuis 2018, ils sont signés chez Sahel Sounds, une compagnie de disque fondé par un Américain, Christopher Kirkley, qui est épris de la culture de ce coin de l’Afrique. Depuis, Etran de l’Aïr fait le tour du monde avec son rock du désert qui est dans la même famille que celui de Mdou Moctar et Tinariwen. Par contre, Etran de l’Aïr a un plus gros côté « jam » à son approche.

La formation a livré plusieurs pièces rythmées, construites principalement sur des riffs joués en boucle pendant une dizaine de minutes. N’allez pas croire que c’est linéaire pour autant. Les rythmes finissent presque toujours par augmenter de cadence et le batteur Alghabid Ghabdouan a montré sa grande dextérité à plusieurs occasions. On peut en dire de même de Moussa Ibrahim qui s’est fait quelques envolées pas piquées des vers à la guitare. Un concert fort intéressant qui donnait envie de se dégourdir les pattes.

Crédit : Frédérique Ménard-Aubin / FIJM

Orville Peck

C’était l’occasion d’enfin voir Orville Peck à Montréal! Après l’annulation l’an dernier de sa tournée estivale pour des enjeux de santé mentale, autrement dit, il était à bout de souffle, le cowboy queer canadien était dans une forme resplendissante pour ce vendredi de jazz. Le Canadien a joué deux pièces de son album de duos, Stampede Vol.1, qui est paru en mai. Ça lui a permis d’expliquer comment il en est arrivé à faire ce projet et c’est la faute de Willie Nelson qui voulait faire un duo avec lui pour la chanson Cowboys Are Frenquentely Secretly Fond of Each Other. Sacré Willie!

La grande partie de son concert était construit de chansons qui se retrouvent sur Bronco paru en 2022. Le punk devenu cowboy avait des brillants dans la barbe et arborait le sourire de quelqu’un qui était content de retrouver la foule montréalaise. Après quelques chansons, il lance : « On peut encore le dire, bonne fierté! » Et la foule a réagi de manière très vocale. Il faut dire que la foule qui tapissait la Place des Festivals était issue en grande partie de la communauté LGBTQ+.

Et comme si ça avait été arrangé avec le gars de vues, il s’est mis à pleuvoir juste avant le rappel qui commençait par Let Me Drown. Une pluie passagère qui n’a duré que quelques minutes. Bref, un concert tout à fait réussi d’Orville Peck.

Crédit photo: Crédit : Frédérique Ménard-Aubin / FIJM

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