Concerts

FIJM 2024 | Bellbird, Shaina Hayes et Killer Mike

En ce mercredi, septième soir de l’édition 2024 du Festival International de Jazz de Montréal, c’est à nouveau une programmation riche et diversifiée qui a été proposée. De mon côté, on y retrouve le quatuor de jazz Bellbird, Shaina Hayes et son projet folk ainsi que le rappeur d’Atlanta Killer Mike.

Bellbird

C’est en début de soirée au Pub Molson que le quatuor de jazz Bellbird est venu démontrer que la récente naissance de ce projet porte déjà un succulent nectar. Piloté par les saxophonistes Allison Burik et Claire Devlin, mais aussi par la batteuse Mili Hong et le contrebassiste Eli Davidovici, Bellbird a offert une performance de haut calibre en peignant un paysage sonore à la fois lumineux, groovy, chaud et dynamique. On souligne que les quatre membres ont fait vibrer la foule par leur jeu et ont eu leur chance de briller aux moments opportuns en nous présentant notamment de nouvelles compositions comme quelques pièces issues de leur premier long jeu Root in Tandem dont Blurred Season, If You Can’t Swim, Dance, Manakin et Pigeons & Disco.

Shaina Hayes

Shaina Hayes et ses acolytes ont dressé un portrait country folk aux couleurs calmes avec une performance douce rythmée qui a caressé la simplicité en naviguant dans ses albums To Coax a Waltz et Kindergarten Heart. Il faut dire que Hayes, avec sa voix mélodieuse et sa guitare acoustique, est bien entourée avec Francis Ledoux à la batterie, David Marchand à la guitare et au pedal steel, Jérôme Beaulieu aux claviers et Étienne Dupré à la basse. Des chansons comme Honey Friend, Kindergarten Heart et Heat Wave ont été retenues, il faut dire que c’est de la musique qui donne envie de quitter la métropole pour les grands espaces.

Crédit : Frédérique Ménard-Aubin

Killer Mike

C’est avec aplomb et spiritualité que le rappeur Killer Mike a offert toute une performance lors de son passage au MTelus. Au-delà du fait que plusieurs chansons de son acclamé album MICHAEL ont fait vibrer nos tympans, le côté gospel, dû au fait de la présence de 5 choristes, est venu ajouter une incroyable profondeur aux compositions tenues par le DJ et surtout au rap de Killer Mike. Alors que tout le monde était en blanc sur scène et que le rappeur profitait du moment pour y aller de quelques discours épars avant d’enchaîner avec ses chansons, on se croyait en quelque sorte dans une église, mais pas un lieu où la religion domine, plutôt l’égalité et l’acceptation dans la différence. En musique, on retient, je le dis de nouveau, l’apport indéniable des choristes qui ont brillé de bout en bout. Pour ma part, je retiens la prestance de Killer Mike qui sait comment capter l’attention avec pertinence, et qui offre des compositions où le rap s’imbrique si bien avec le trap, le soul et autres. Des chansons comme RUN, NRICH, TALK’N THAT SHIT!, SLUMMER et SCIENTISTS & ENGINEERS ont donné le ton, le goût d’en avoir plus.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

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