Chroniques

Maud Evelyne : artiste autonome et étudiante au CASE

Le Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat (Le CASE) propose une formation gratuite qui vise à donner des outils de gestions à des artistes de la scène émergente pour leur permettre de s’émanciper et vivre pleinement de leur art. C’est le cas, de l’auteure-compositrice-interprète Maud Evelyne qui vient de suivre la session de ce printemps dernier.

Arrivée à Montréal, il y a tout juste deux ans, Maud Evelyne, de son nom d’artiste, commence à se faire doucement une place dans la métropole. En octobre dernier, elle a lancé son mini-album Le parking aux oiseaux, un condensé folk mélancolique qui a su retenir l’attention du public et des critiques. “C’est un album qui a été autoproduit, je me suis entourée de musicien et j’ai fait les relations de presse avec Indie Montréal, raconte la musicienne. Ça m’a permis de jouer sur les radios comme Radio-Canada et siriusXM. J’ai également bénéficié d’une bourse de Musicaction et là je suis en préparation pour la suite.”

Un outil pour se perfectionner

Afin de préparer son nouveau projet plus sereinement, l’artiste a décidé de participer au cours de plan d’affaires du CASE de mars à juin 2019. “C’est pourquoi je suis allé m’outiller parce que lorsqu’on s’autoproduit, on n’a pas juste besoin de créer, mais aussi d’aller jouer du coté des chiffres, faire des budgets, des affaires comme ça” explique Maud Evelyne. Pour aller chercher des gens qui veulent embarquer dans ton projet, c’est essentiel de savoir définir tes besoins, leurs compétences et de comprendre le langage qui est employé. J’avais un peu les bases, mais c’est toujours bon d’approfondir et de se perfectionner.” Et d’ajouter : “On explore un plan d’affaires de A à Z : comment monter un projet, l’idée principale, comment la formuler, les gens que tu as besoin d’avoir autour de toi, le marketing, les projets, organiser son emploi du temps, etc. Il faut organiser sa carrière, mais aussi des petits projets qui sont spécifiques dans le temps comme le tournage d’un video par exemple.”

Côtoyer ses semblables

Chaque année de nombreux artistes confirmés ou en devenir se pressent aux portes du CASE pour suivre une ou plusieurs formations dispensées. L’occasion de faire des rencontres utiles pour l’avenir. “On apprend autant des gens de la cohorte que du cours lui-même parce que tout le monde ne vient pas forcément du même milieu, mais tout le monde a des expériences qu’il peut partager. Le contact avec les autres, c’est une des choses que j’ai beaucoup appréciées, assure la musicienne. On se fait un réseau et c’est important. Même si ce n’est pas immédiat, ça pourra toujours servir un jour dans un nouveau projet par exemple. Ça fait juste deux ans que je suis à Montréal, donc c’est très intéressant pour moi d’élargir mon réseau.”

Proximité et gratuité

Dans une volonté d’être au service des artistes, les cours dispensés au CASE se veulent offerts à tous, et à tous les budgets. “Un des aspects à ne pas négliger, c’est que contrairement à certaines formations équivalentes, ça ne coûte presque rien. Puis, on peut organiser notre horaire un peu comme on veut, car ça prend une journée et demie par semaine, assure Maud Evelyne. On peut continuer à travailler sur notre projet en même temps. C’est quand même assez souple et il y a un côté mentorat très intéressant. On passe du temps seul à seul avec le prof qui nous écoute par rapport à notre projet, qui partage sa perception et qui essaye de nous orienter par rapport à ça.” Et de conclure : “Chacun, dans son projet individuel, peut poser des questions, mais ça s’adresse à tous! Alors ça vaut vraiment le coup de l’essayer!”

Si vous souhaitez vous renseigner sur le CASE, vous pouvez visiter le site de l’établissement et si vous désirez connaître un petit peu plus la musique de Maud Evelyne, vous pouvez vous rendre sur le site de l’artiste.

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