Chroniques

Les EP à LP de septembre 2020

Dirty Projectors — Super João

C’est déjà le troisième EP de Dirty Projectors en 2020. Le groupe compte clôturer l’année avec 5 EPs. Ce n’est pas rien quand même! Dave Longstreth a nommé l’EP en s’inspirant de João Gilberto, le réputé musicien brésilien. On le retrouve à la guitare à cordes de nylon sur les quatre pièces qui composent l’album. Pour son processus créatif, Longstreth s’est basé sur ce qu’Alan Ginsberg appelait le « first thought, best thought » qui n’est pas exactement la même chose que l’écriture automatique, mais qui s’en rapproche.

TDJ — TDJ001

La Montréalaise Ryan Playground nous revient avec un nouveau projet : TDJ. Préparez-vous pour des rythmes dansants qui donnent envie de se laisser aller à tous ces déhanchements qu’on réprime depuis de nombreux mois et qui ne semblent pas être sur le point d’avoir le droit de s’exprimer en public. Bref, c’est la trame idéale pour lâcher votre fou dans votre appartement ou pour faire un jogging par une belle journée d’automne.

San James — San James

La Montrélaise Marylise Senécal crée de la musique sous le nom San James depuis quelques années. Par contre, le projet a toujours eu une vocation anglophone. Voici que Senécal nous présente une première collection de chansons en « français s’il-vous-plaît. » On conserve le côté soul-pop du projet qui repose principalement sur une base de piano. On y retrouve quelques pièces efficaces comme Les enjambées qui se comparent avantageusement à la pop radiophonique.

Bumper — Pop songs 2020

Bumper est le nouveau projet de Michelle Zauner (Japanese Breakfast) et Ryan Galloway (Crying). Un projet qui est né pendant la quarantaine, puisque les deux musiciens sont voisins. Ils se sont donc inspirés de la K-Pop, des mauvaises musiques d’entraînement et de pop rétro en générale pour créer cet EP de quatre chansons. Sans réinventer le genre, les deux musiciens sont doués pour la composition et ça paraît ici.

Mathieu Bourret — Léonides

Mathieu Bourret présente un premier EP qui porte le nom de cette pluie de météorites qui passent dans la constellation du lion en novembre. Bourret offre des compositions aux pianos qui s’apparentent un peu à celles de Jean-Michel Blais, mais surtout celles d’Alexandra Stréliski. On y retrouve le même spleen et le même genre de format plutôt court des compositions.

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