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Des artistes à écouter pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation 2021

Il faut commencer quelque part. Même si ce n’est pas une journée fériée au niveau provincial, on a décidé que la meilleure utilisation de notre temps aujourd’hui serait de vous proposer des artistes autochtones pertinents qui ont fait paraître des albums, EP ou chansons cette année. C’est l’occasion de (re)découvrir des créateurs de différents styles de musique : du rap au folk en passant par l’électro. Vous trouverez au bas de la page une liste de lecture pour échantillonner le tout.

Si vous voulez en apprendre plus sur la journée, visitez la page du gouvernement fédéral. Espérons que nous trouverons collectivement des manières de panser les plaies et de nous rencontrer.

Aasiva

Crédit : Lisa Milosavljevic

Cette année, la jeune inuit Aasiva a lancé un deuxième album qui s’éloigne de la pop folk de son premier. On plonge dans une écriture plus complexe où les chants de gorge se mélangent aux paroles en inuktitut. Cette fois-ci, elle a travaillé en studio avec Jace Lasek (The Besnard Lakes) pour mélanger l’électro, le folk, la pop avec un voile aérien toujours présent. C’est vraiment très bon. Vous pouvez lire la critique de Bruno Coulombe publiée au moment de la sortie de l’album.

Laura Niquay

Crédit : Monse Muro

Si vous n’avez pas entendu parler de Laura Niquay cette année, vous devez vivre sous une roche! Elle a fait la tournée des festivals de musique cet été en plus de lancer le très bon Waska Matisiwin au printemps dernier. Si vous aimez le folk rock à grand déploiement, c’est une artiste à côté de laquelle vous ne pouvez pas passer. Ça donne envie de taper du pied, de danser et de chanter à tue-tête.

The Halluci Nation

Maintenant un duo, The Halluci Nation, qu’on connaissait sous le nom d’A Tribe Called Red, est revenu cette année avec un album entièrement dédié aux soirées Electric pow-wow auxquelles ils participaient à Ottawa. Ces veillées étaient un terrain fertile pour expérimenter en mélangeant des sonorités et pour voir ce qui allumait un plancher de danse. C’est réussi d’un bout à l’autre de One More Saturday Night.

Leanne Betasamosake Simpson

Crédit Photo : Nadya Kwandibens

Leanne Betasamosake Simpson n’est pas seulement une autrice-compositrice-interprète accomplie, mais aussi une théoricienne et autrice qui a su mettre en mot des questions très délicates lors du mouvement Idle No More. C’est aussi une chercheuse réputée des questions autochtones au Canada. Cette Anishinaabe de la Première nation d’Alderville en Ontario a fait paraître plus tôt en 2021 l’album Theory of Ice qui s’est retrouvé sur la longue liste du prix Polaris.

Samian

Crédit : Place des Arts

Avec Nikamo, Samian a lancé un album complet (ou presque) en anishinaabe. Les nouvelles sonorités avec lesquelles il s’amuse se collent vraiment bien au rythme de son débit. Les vers coulent facilement et se mélange à des influences musicales diverses qui vont des chants traditionnels autochtones à du rock et du rap « old school ».

Snotty Nose Rez Kids

Crédit : Matt Barnes

Si vous ne connaissez pas encore ces deux rappeurs de la Colombie-Britannique, c’est un bon moment pour découvrir leur parole qui est à la fois rusée, intelligente, drôle et empreinte d’un sentiment de fierté magnifique. Snotty Nose Rez Kids a déjà lancé quatre nouvelles chansons cette année. Ils sont hyper productifs puisqu’en 2020, ils ont aussi lancé un EP et deux autres simples.

Tanya Tagaq

Crédit : Bandcamp

Nous avons commencé avec une artiste qui incorpore du chant de gorge dans ses créations, aussi bien boucler la boucle avec une autre artiste qui en fait de même. Cette semaine, Tanya Tagaq a présenté la pièce-titre de son prochain album qui paraîtra en mars 2022. S’il y a une chose qu’on peut toujours attendre de l’autrice-compositrice-interprète c’est de l’audace et on en trouve sur Tongues.