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Concerts

Francos de Montréal 2026 | Jour 9 : Alphonse Bisaillon et Vanille

Dernière journée de cette édition 2026 des Francos où, après la pluie, viennent les nuages et la bonne musique.

Vanille

À la place des festivals, devant la scène Loto-Québec, les dernières averses de pluie ont rendu le sol mou et rempli de boue. Ce n’est pas agréable, surtout pour moi, qui n’avais rien prévu de tel. Des morceaux de bois sont étendus à terre pour éviter à plusieurs de se blesser. On me raconte même qu’au spectacle des Dead Obies, qui a eu lieu la veille, des gens sont repartis avec le pantalon tout sale.

Cinq minutes après avoir fait son test de son, sans farces, Vanille (alias Rachel Leblanc) est monté sur la scène des Francos avec son groupe. Débutant à la guitare avec Carte du Ciel, elle a présenté son univers de pop sixties charmante et naïve. Une trame sonore qui a ramené le calme après la pluie. Les spectateurs se sont présentés au compte goutte. Certains, motivés, étaient à l’avant de la scène à chanter les paroles malgré un mix de son pas assez défini sur la voix de son interprète.

Variant entre du matériel de ses trois albums, plus son EP avec le groupe Corail, c’est une belle carte de visite que Vanille a présentée aux Francos. Le soleil aura été au rendez-vous et la place des festivals aurait été plus remplie.

Alphonse Bisaillon

Le Pub Brasseur de Montréal était déjà rempli avec une jeunesse vivante et excitée avant même l’arrivée du duc de Bisaillon. Certains même jouaient à des jeux de groupe pour passer le temps.

Puis, Alphonse Bisaillon est arrivant avec un reel talk, et a présenté l’univers de son dernier album t.o.m ou la trajectoire des perséides. Un spectacle déjà rodé et maitrisé. Entre la podorythmie et le piano, d’être assis sur une chaise d’antan et debout avec une longue veste automnale, Alphonse Bisaillon s’est donné à cœur joie pendant que le public chante les paroles des chansons.

Politiquement engagé, Bisaillon reflète sur scène le chemin parcouru pour écrire ses chansons si engagées. Il n’a pas mâché ses mots lors de l’interprétation de chroniques et party de bourreaux. Celui-ci a même avoué que son réflexe naturel est de s’informer et que, souvent, la spirale tourne et qu’il est difficile d’arriver au point final de ses objectifs. Sur Blouse Blanche, il aborde l’influence de l’amour que ses proches ont pour lui et comment ça l’a sauvé de la noyade de nouvelles tout aussi lourdes les unes que les autres.

Bisaillon offre une carte de visite qui donne du panache. Le public comprend rapidement que rien ne va le faire taire.

Après Alphonse, je me suis dirigé vers le Club Soda pour aller photographier Fleur de Peau et Malaimé Soleil. Vous pouvez lire ça ici.

Crédit photo: Charles-Antoine Marcotte

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