Concerts

Cobrah au Théâtre Beanfield le 2 mai 2026

Après une bière de parc, je suis entré dans le théâtre volontairement tard, comme la première partie était assurée par un DJ d’ambiance chargé de chauffer la foule, impatiente à l’idée d’enfin entendre, et voir, la déesse de la pop BDSM suédoise Cobrah en personne. DJ dont je n’ai pas su le nom, appelons-le DJ Bouteille-d’eau-en-plastique, qu’il a laissé traîner à la vue sur sa table. Tssss.

Le public a eu amplement le temps de se procurer les bières à $13 du théâtre en attendant l’arrivée de notre vedette chérie. Retardée par un long changement de décor, constitué d’un genre de plateforme et de panneaux couleur chair, exactement comme les (sous-)vêtements que portaient Cobrah et les deux danseuses qui l’ont accompagnée sur presque tous les morceaux. Des chorégraphies sensuelles dont chaque geste a déchaîné des cris de la part du public, plus que content et très vocal. Un public très joli d’ailleurs, habillé spécialement pour l’occasion.

Frede et Félix étaient mes acolytes de parterre jusqu’à la moitié du spectacle, quand je suis parti chercher une nouvelle canette et que j’ai abouti sur la mezzanine. On voyait bien, même au point d’apercevoir les techniciens de scène cachés derrière le décor.

Le nouvel album Torn a presque entièrement été joué, en fait les succès moins récents sont seulement arrivés en fin de deuxième moitié et en rappel : 10/10, Brand New Bitch, Feminine Energy, Good Puss. Manquaient seulement d’autres favorites comme Tequila et Mami, mais bon.

L’ex-professeure d’école primaire s’est donnée entière, tout s’enchaînait, avec quelques rares pauses pour dire coucou. J’aurais choisi une autre salle que le Beanfield/Corona, à l’acoustique pas faite pour un spectacle électro comme celui-ci, noyant la musique dans la réverbération de la salle. Et même si le seul instrument visible était le micro de la chanteuse, on la perdait parfois quand elle chuchotait derrière les pistes de son album. À ma connaissance, c’était exactement les mêmes versions, sans ajout autre que sa voix. Au point où j’ai shazamé pendant la chanson Really Hard, par curiosité, et ç’a fonctionné!

Cobrah et ses valkyries ont offert une sublime performance. Minimaliste, éthérée, aérée même (merci les ventilateurs de cheveux), bien chorégraphiée et mise en scène, tout faisait rayonner l’artiste, qui a quitté les planches visiblement émue et enchantée.

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