The Strokes - Comedown Machine - Le Canal Auditif

The Strokes – Comedown Machine

comedown-machineLe quintette américain nommé The Strokes, promu sauveur du rock (il y a quelques années) par tout ce qu’il y a de branché sur la planète, lançait la semaine dernière son cinquième album studio titré Comedown Machine. En 2011, la bande à Julian Casablancas avait fait paraître le très soporifique Angles. Formé en 1998, The Strokes a déjà été un bon groupe de rock grâce aux deux premières parutions : Is This It et Room On Fire… mais depuis ce temps, The Strokes tourne sérieusement en rond!

Et malheureusement, ce Comedown Machine perpétue la tradition de médiocrité dans laquelle s’est enfoncée la formation surévaluée depuis First Impression On Earth. Bien franchement, cette création est un véritable navet! Voilà une offrande férocement pépère qui incorpore des éléments électros, et surtout, une nouvelle approche vocale de la part de Julian Casablancas. En effet, sur certaines pièces, le chanteur adopte une voix de fausset; pour le plus grand déplaisir de nos oreilles!

Comedown Machine est un effort ennuyant, sans vigueur et sans vie. Aucune urgence, aucune intensité, une élaboration sonore créée par une colonie de morts-vivants! Un ramassis de ritournelles oubliables, paresseuses, incomplètes et construites par un groupe totalement désuni, inerte et peu inspiré.

Au menu, de nombreuses guitares Nintendo, des rythmes rudimentaires, une atmosphère pop 80 et des mélodies totalement monotones. Exit, le rock à la Television, la voix éraillée parfois défaillante de Casablancas et les solos de guitare dissonants de Nick Valensi. Voilà l’essai qui devrait mettre au rancart à jamais les Strokes.

Quoi ajouter à cet assemblage de morceaux contrariants… à part vous en faire la nomenclature : la très eighties Tap Out, la pas si mal All The Time, la racoleuse et abominable One Way Trigger, les guitares funk déjà-vus dans Welcome To Japan, le somnifère 80’s Comedown Machine, le manque d’inspiration mélodique qui fait dérailler Slow Animals, le refrain mièvre dans Partners In Crime, l’insipide ballade Chances, les satanées guitares Nintendo qui exaspèrent dans Happy Ending et la n’importe quoi Call It Fate, Call It Karma. Une seule pièce potable avec un peu de ferveur : la rock 50/50.

The Strokes… Ouf! Potentiellement le chant du cygne pour ces gosses de riches qui ont lamentablement sombré dans la fainéantise absolue. Pas nécessairement une déception, car Angles nous avait donné un très bon aperçu de l’état artistique et créatif dans lequel baignait confortablement le groupe. Amateurs de rock, nous vous conseillons tout simplement d’éviter cet album!

Ma note : 3/10

The Strokes
Comedown Machine
RCA Records
40 minutes

www.thestrokes.com/us/comedownmachine

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