tim darcy Archives - Le Canal Auditif

Les 3 étoiles du 03 novembre 2017

Valery Vaughn – Pablo Picard

Le duo Valery Vaughn composé de Victor Tremblay-Desrosiers et Vincent Huard-Tremblay lance un premier extrait d’un album qui paraîtra au printemps prochain. Le groupe a aussi repêché Olivier Langevin (Galaxie, Gros Mené) à la guitare et c’est un match parfait. La formation qu’on avait découverte dans le cadre des Francouvertes l’an dernier semble sur la bonne voie!


 
 

Boskorgï – Acid Nightmare w/ Jei Bandit

On change de registre pour se diriger du côté de Boskorgï, un duo piloté par Antoine Bordeleau et Thomas B. Martin. Le premier est aussi journaliste au Voir, le second, illustrateur de pochettes maintes fois primées. Bref, c’est atypique, mais ça fonctionne. Le duo avait fait paraître un EP, un peu plus tôt cette année. Voici qu’il lance un extrait avec Jei Bandit derrière le micro. Ça fait énormément penser aux débuts de Gorillaz.


 

Ought – These 3 Things

Le groupe montréalais Ought lance un premier extrait d’un album à paraître le 16 février prochain. Ils prennent un virage pour le moins surprenant. En tout cas, sur These 3 Things, les guitares discordantes sont entièrement évacuées pour un post-punk assez froid qui se rapproche beaucoup plus du new wave. Est-ce que vous achetez la nouvelle proposition?

Les 50 meilleurs albums de 2017… à date…

Voici donc ce moment si plaisant de l’année où on vous fait un inventaire des sorties remarquées. Parmi celles-ci, on retrouve que des albums ayant obtenu la note de 8 ou plus. Rien de moins! On vous offre la crème de la crème sur un plateau. Pour vous faciliter la tâche, nous avons regroupé les albums par genre tout en faisant une catégorie spéciale pour nos bons produits locaux, qu’ils soient anglophones ou francophones. Bonne écoute.
 
 

From Québec with love

Peter Peter – Noir éden
Colin Stetson – All This I Do For Glory
Philippe B – La grande nuit vidéo
Kid Koala – Music To Draw To : Satellite
Tim Darcy – Saturday Night
Leif Vollebekk – Twin Solitudes
Mat Vezio – Avant la mort des fleurs cueillies
Samuele – Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent
TOPS – Sugar at the Gate

Hip-Hop / R&B

Run The Jewels – Run The Jewels 3
Loyle Carner – Yesterday’s Gone
Sampha – Process
Thundercat – Drunk
Kendrick Lamar – Damn.
Vince Staples – The Big Fish Theory
Lomepal – Flip
Ho99o9 – United States of Horror
Jay-Z – 4:44

Folk

Mount Eerie – A Crow Looked At Me
Fleet Foxes – Crack-Up

Rock

Nine Inch Nails – The Fragile : Deviations I
Polaroid3 – Rivers
Slowdive – Slowdive
Oxbow – Thin Black Duke
Flotation Toy Warning – The Machine That Made Us
The XX – I See You
Ty Segall – Ty Segall
Foxygen – Hang
The Sadies – Northern Passages
Dirty Projectors – Dirty Projectors
Vagabon – Infinite Worlds
Future Islands – The Far Field
Feist – Pleasure
King Gizzard & The Lizard Wizard – Flying Microtonal Banana

POP

Lorde – Melodrama

Punk/Hardcore

Meat Wave – The Incessant
Pissed Jeans – Why Love Now
USA Nails – Shame Spiral
Priests – Nothing Feels Natural

Métal / Post-Rock

Grails – Chalice Hymnal
Pallbearer – Heartless
King Woman – Created in the Image of Suffering

Électronique / expérimental

Clark – Death Peak
Arca – Arca
Xiu Xiu – Forget
Pharmakon – Contact
Tigran Hamasyan – An Ancien Observer
Jlin – Black Origami
Bonobo – Migrations
Com Truise – Iterations

Bonne deuxième moitiée (déjà entamée) de 2017 les mélomanes!

Critique : Tim Darcy – Saturday Night

Principalement connu pour son rôle de chanteur et guitariste du groupe post-punk Ought, Tim Darcy ne cesse de multiplier les projets parallèles depuis quelque temps. Après sa collaboration avec Charlotte Cornfield et un album franchement bizarroïde avec l’improvisatrice sonore Andrea-Jane Cornell, le voici qui arrive avec un premier disque solo, Saturday Night, aux accents folk-rock et americana.

La voix de Darcy, avec son côté un peu désinvolte à la David Byrne, est bien sûr un des principaux éléments caractéristiques du rock fiévreux et engagé d’Ought. Mais elle s’exprime ici avec un peu plus de liberté, explorant des contrées que le chanteur d’origine américaine, mais Montréalais d’adoption ne pourrait pas se permettre avec son groupe. On le découvre en folk-garage sur la chanson Tall Glass of Water, en country sur Joan Pt 1, 2 et même en crooner sur Still Waking Up, sans oublier son versant sombre sur la balade mystérieuse What’d You Released?

Les pièces de Saturday Night ont été enregistrées sur une période de six mois qui a coïncidé avec les séances de Sun Coming Down, le deuxième album d’Ought sorti en 2015. Musicalement, les deux projets s’abreuvent à des influences différentes, même si l’on reconnaît les guitares dissonantes et la pulsation lourde d’Ought sur la pièce-titre. Le plus grand contraste réside dans le ton, moins pessimiste ici, ce qui donne des rythmiques plus légères, presque dansantes. Le son est volontairement sale, granuleux, et semble sorti d’une autre époque. On pense au Velvet Underground pour le folk lo-fi et à Syd Barrett pour l’esthétique brouillonne…

La poésie de Darcy, elle, demeure énigmatique. Sur Tall Glass of Water, il se fait philosophe en interrogeant l’auditeur :

« If at the end of the river
There is more river
Would you dare to swim again?
– Tall Glass of Water »

Puis, il y répond par l’affirmative. Plusieurs des textes de l’album semblent d’ailleurs traversés par cette thématique de l’eau et d’un courant intérieur qui coulerait en nous, sur lequel nous n’avons pas toujours de prise. Le ton est plus personnel que chez Ought, moins engagé.

S’il faut en croire le communiqué de presse accompagnant la sortie de l’album, les chansons de Saturday Night ont été écrites sur plusieurs années et il aura presque fallu convaincre Darcy de la pertinence de les enregistrer. Il en résulte parfois certaines ruptures de style entre les chansons plus abrasives, comme l’instrumentale First Final Days, et les balades acoustiques à la Found My Limit. Choix conscient ou non, les titres accrocheurs se retrouvent en début de disque, alors que la face B est plus expérimentale, avec pour fil conducteur une ambiance intimiste.

Si les amateurs d’Ought n’avaient pas à être convaincus du talent de Darcy, on en découvre ici toute l’étendue, avec une force et une maturité étonnante pour un auteur-compositeur de cet âge. Saturday Night se révèle être un album intemporel qui réussit à faire le pont entre la poésie romantique d’un Morrissey et les guitares rutilantes des Strokes. Une des plus belles propositions en ce début d’année…

Ma note: 8/10

Tim Darcy
Saturday Night
Jagjaguwar
36 minutes

https://www.facebook.com/timdarcymusic/

10 albums à surveiller en février 2017

Le Trouble – Making Matters Worse (3 février)

Le groupe montréalais Le Trouble fait jaser de lui depuis quelque temps. Après un EP bien accueilli par la critique, ils accouchent enfin d’un premier album. Ses mélodies rock sont entraînantes et accrocheuses. Ce n’est pas sans rappeler les débuts de The Strokes, mais en plus indie-rock. How Was I To Know? est efficace et conquis aux premières écoutes.


 
 

Elbow – Little Fictions (3 février)

Elbow avait lancé le très appréciable The Take Off and Landing of Everything en mars 2014. Ce dernier avait conquis la critique avec ses textes imagés et bien écrits, ses orchestrations riches et ses airs convaincants. Magnificient (She Says) donne un avant-goût prometteur de la nouvelle galette. On y entend toujours de merveilleuses et riches orchestrations qui entourent la voix de Guy Garvey.


 
 

Mozart’s Sister – Field of Love (17 février)

La Montréalaise Mozart’s Sister avait fait belle figure avec son album Being paru en août 2014. Son électro-pop possède des penchants artistiques bien évidents et compte sur des mélodies atypiques, mais plaisantes pour les oreilles. On peut tracer des parallèles avec les premiers albums de Grimes bien qu’elle semble moins tentée par la pop grand public.


 
 

Tim Darcy – Saturday Night (17 février)

Le chanteur d’Ought caressait le désir de faire paraître des chansons en solo. Celles-ci sont plus légères et hop la vie que les exigeantes compositions engagées d’Ought. On y retrouve des mélodies assez convaincantes et des textes qui explorent les petites choses de la vie qui peuplent notre quotidien. À l’écoute des deux extraits parus à date, c’est assez entraînant et prometteur.


 
 

Beyries – Landing (24 février)

Beyries est une nouvelle venue sur la scène québécoise. La première fois que nous l’avons vu, c’est aux Quartiers d’Hiver l’an dernier. La Montréalaise offre une pop douce au piano et à la guitare qui est très souvent touchante rappelant vaguement Tori Amos. Les amateurs de bonne pop découvriront la jeune femme avec délectation au courant des prochaines semaines.

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Les 3 étoiles : semaine 122

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Kid Koala – The Observable Universe

Kid Koala aime créer des événements plus grands que nature. Le producteur montréalais vient d’annoncer la sortie d’un nouvel album intitulé Music To Draw To : Satellite le 20 janvier prochain. Les yeux rivés vers le ciel, le musicien a créé une bande qui n’est pas sans rappeler Sigur Rós. Il nous convie aussi à des spectacles où le public aura son mot à dire dans la création. En effet, des stations avec tables tournantes et pédales d’effets seront à la disposition des spectateurs pour créer des trames méditatives. On salue cette initiative aussi géniale qu’audacieuse.

Tim Darcy – Tall Glass of Water

Autre bonne nouvelle concernant nos musiciens montréalais, Tim Darcy fera paraître le 17 février prochain son premier album solo. Saturday Night sera lancé par la maison de disque Jagjaguwar (Bon Iver, Dinosaur Jr., Foxygen). Le chanteur de Ought nous montre un côté plus dynamique et rock de sa personnalité. Nous ne retrouvons pas à des lieux de ce qu’il fait avec le groupe, mais c’est plus facile d’approche.

Bernhari – Emmène-moi

Alexandre Bernhari a lancé Île Jésus en mai dernier. Celui-ci a été très bien accueilli par la critique. Voici qu’il lance un sublime vidéoclip pour la vaporeuse et sensuelle Emmène-moi. Ce duo avec Stéphanie Lapointe est tout à fait magnifique avec ses rythmes langoureux et éthérés. Une chanson parfaite pour un petit repas en amoureux ou encore pour impressionner ta date avec ta culture musicale. Allez! Aimez-vous, la saison des grands froids approche à grands pas.