Paul McCartney - New - Le Canal Auditif

Paul McCartney – New

paul-mccartney-new-album-1381250075Il va sans dire que Paul McCartney n’a plus besoin de présentation, n’est-ce pas? Mais bon, si jamais cette critique tombait entre les mains d’un extraterrestre – on en doute tout de même un peu – il faudrait à tout le moins émettre les balises définissant son bagage et son apport musical à nous, les Terriens.

Alors, écrivons simplement que Sir McCartney a fait partie du célèbre groupe The Beatles dans les années 1960, où il a défini, avec ces comparses John, George et Ringo, la structure du rock-pop comme on le joue et comme on le consomme depuis maintenant 50 ans. Rien de moins.

Puis, après le divorce des membres du Fab Four, il a sévi dans la formation The Wings, dans les années 1970. Mais maintenant que nous sommes en 2013, c’est l’après ère Beatles-Wings que nous intéresse. Sortant un 16e album solo depuis cette époque, une question se pose: est-ce que la musique de Paul McCartney est toujours aussi pertinente?

À l’écoute de New, titre du nouvel opus, une seule réponse possible: un gros OUI. C’est en effet un Paul inspiré, dynamique, en verve et loin d’être dépassé que nous écoutons ici. Pigeant dans son immense expérience musicale, il concocte tour à tour des petites perles à saveur pop (Queenie Eye), rock (Save Us, en ouverture), folk (Get Me Out Of Here) et même country (On My Way To Work).

Si chez certains artistes un tel amalgame de style sur un même disque peut choquer, ici, ce n’est vraiment pas le cas: on sent le travail appliqué et la sincérité derrière chacune des compositions offertes.
Oui, encore aujourd’hui, l’authenticité du chanteur est palpable dans sa musique. Et ce petit côté satirique dans les textes… on adore! Un exemple tiré de la folk-rock On My Way To Work, où Paul McCartney s’achète une revue pour homme: «On my way to work/I bought a magazine/Inside a pretty girl/Who liked to water-ski/She came from Chichester/To study history/She had removed her clothes/For the likes of me».

On souligne en terminant la chanson Road, située dans le dernier tiers de l’album, qui est d’une modernité désarmante. Les synthétiseurs y côtoient les guitares et la basse, alors que des clappements de mains accompagnent un Paul McCartney qui chante à la Win Butler. Comme si l’ex-Beatle avait voulu dire aux membres d’Arcade Fire: «Hey, faut pas se prendre la tête; c’est quand même juste de la musique». Et au fond, il a bien raison.

Ma note : 8,5/10

Paul McCartney
New
Concord Records
52 minutes

www.paulmccartney.com

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