Parquet Courts - Light Up Gold - Le Canal Auditif

Parquet Courts – Light Up Gold

homepage_large.61c85a5cVoilà un magnifique CD hommage au rock américain de ces dernières décennies. Plus de 40 ans après le mythique Fun House des Stooges, le quatuor Parquet Courts reprend les mêmes formules maintes fois éprouvées qui ont fait le succès de ce style de musique.

A l’image de la pochette qui montre un cowboy des années 70 en train de faire du rodéo, Light Up Gold est puissant et pourvu d’une fougue sans commune mesure. La finesse et la subtilité n’ont pas leur place dans cet univers où l’urgence de faire du rock l’emporte sur tout. Bien sûr, l’inspiration vient des Stooges mais aussi des Strokes ou encore de l’intensité sonore brute d’Interpol. Parquet Courts se nourrit d’influences multiples pour finalement offrir un pur album de rock’n roll. Piochant à la fois dans la fin des années 60, ils se penchent aussi allégrement sur le mouvement «revival» qui a pris Brooklyn (ville dont ils sont issus) au début des années 2000 (Ra Ra Riot, Radio 4, Yeah Yeah Yeahs).

Breaks dans tous les sens et mélodies éructées tout au long de l’album, il n’y a pas de temps mort, pas de répit, pas de temps pour ça. Le silence semble inutile. Après chaque compte à rebours entamé par le leader Savage, ce sont des déflagrations de rarement plus de trois minutes qui explosent.

Light Up Gold se place comme le parfait opus d’introduction au rock américain. Il reprend le flambeau d’une musique qui ne s’est jamais réellement éteinte. Les éléments garage, la prise directe et le son crade de ses 15 titres prouvent que l’on peut groover avec trois fois rien. On pourrait même parier que le roi du lo-fi R., Stevie Moore, a Light Up Gold dans son lecteur mp3.

Le titre éponyme et Donuts Only sont les mèches, tandis que Master Of My Craft et Stoned And Starving seraient les bâtons de dynamites de l’album. Ce sont des torrents, des déluges de guitares vrombissantes qui s’imposent. Souvent à la limite de chanter faux, Savage compense par ses tripes et l’énergie qu’il met à travers chacun de ses mots. Il se trouve même être excellent sur scène dans le rôle du leader flegmatique emporté intérieurement par sa musique.

Une chose est sûre: Light Up Gold, n’est pas l’album du siècle, mais qu’est-ce que c’est chouette de poser les oreilles sur cet album foutraque! Débordant de vie et d’énergie, le jeune quatuor Parquet Courts a de belles années devant lui et un large public à aller conquérir.

Ma note : 7/10

Parquet Courts
Light Up Gold
What’s Your Rupture
33 minutes

parquetcourts.wordpress.com/

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