Les EP de décembre - Le Canal Auditif

Les EP de décembre

DAS MÖRTAL – NEVER FORGOTTEN EP

das-mortal-never-forgotten1Das Mörtal est le nom de scène de Cristóbal Cortes. Le jeune homme signé chez Lisbon Lux (Le Couleur et Beat Market) avait déjà fait paraître Hotline Mimai II en juillet dernier. Voici qu’il fait paraître un nouveau cinq titres centrés autour du simple La Pussy, une pièce à la basse généreuse et au rythme entraînant. Celui qui possède un côté «geek» bien développé offre plusieurs bonnes pièces qui sauront charmer l’amateur d’électro cadencé. Seul notre dernier baiser montre un côté plus posé et sombre. En passant, on salue le vidéoclip déjanté pour La Pussy qui alterne entre images sexuelles, plans répugnants ou carrément bizarres.


 

NINI MARCELLE – PASSER LA FRONTIÈRE

cover_passerlafrontiereNini Marcelle est comédienne et ça s’entend sur son nouveau maxi intitulé Passer la frontière. La dernière parution de la jeune femme était Je marche dans mes pas en 2012. Depuis, elle a participé à la mouture 2014 des Francouvertes, et a fait un périple musical cet été (des capsules peuvent être visionnées sur son site web). Le EP présente une jeune femme qui a gagné en maturité. Ça reste très près de l’esthétique «chanson française» version électro. Alors si vous et Mylène Farmer faites bon ménage, vous et Nini Marcelle risquez de vous entendre à merveille.

WEAVES – WEAVES

a1818636644_10Ils ont créé des vagues lors de leur passage à M pour Montréal. Le quatuor Weaves est signé chez la maison de disque Buzz Records (Odonis Odonis) qui semble particulièrement bien choisir les groupes qu’elle accueille dans son écurie. Porté par la voix de Jasmyn Burke, les Torontois font dans le pop noisy et déjanté, mais qui réussit toujours à demeurer accessible. C’est un peu rock, un peu punk, en fait c’est bien des affaires et pourtant, c’est toujours cohérent. La guitare de Morgan Waters sait se faire autant enveloppante que stridente, la basse de Zach Bines est variée et la batterie de Spencer Cole est nuancée. Weaves mérite que vos oreilles s’y posent.


 

STORM ORCHESTRA – SO?

storm-orchestra-pochette-ep-2Originaire de Paris, Storm Orchestra a écouté beaucoup de rock avant de se lancer dans la production d’un premier maxi. Tous techniciens de sons, Maxime Goudard (voix et guitare), Adrien Richard (basse, piano, voix) et Marc Familiari (batterie et percussions) offrent sept pièces qui ont comme dénominateur commun le rock. La guitare de Goudard se fait parfois subtile, parfois très lourde alors que Familiari se débrouille bien derrière la batterie. Richard montre ce qu’il est capable de faire au piano sur See The Roses Growing. Un groupe français qui fera plaisir à l’amateur de rock.

https://www.youtube.com/watch?v=W9hX0G1ZX00
 

LUDVIG MOON – LUDVIG MOON

a2213544934_10Ludvig Moon est un groupe norvégien qui fait une pop lumineuse et orchestrale qui aspire vers le grandiose. Le quintette pige autant chez les Flaming Lips de l’époque de The Soft Bulletin et des Smashing Pumpkins du temps de Siamese Dream. Plutôt que de répéter, ceux-ci adaptent, transforment et construisent avec intelligence leur propre son. Ce premier maxi met de l’avant leur force mélodique particulièrement sur Anywhere/Anything qui est captivante à souhait. Ce n’est sans doute pas la dernière fois que vous entendrez parler de ces cinq Norvégiens.

BONOBO – FLASHLIGHT EP

artworks-000093964626-z62h8q-t500x500Simon Green n’a pas chômé dernièrement. Depuis la sortie de The Northern Borders, celui-ci a parcouru le globe partageant son temps entre le spectacle, faisant la promo de l’album, et les inévitables présences à titre de DJ. Depuis est paru la version live de son album et voici qu’il nous présente trois pièces sous le titre Flashlight EP. Les trois pièces du maxi sentent l’impatience, l’énergie et sont franchement entraînantes. Pelican est particulièrement réussi. Les fans devraient apprécier.


 

ADRIAN UNDERHILL – GONE FOR TOO LONG

a2411647735_10Deuxième maxi pour Adrian Underhill qui arrive de Toronto avec sa pop fortement teintée de R&B. C’est doux et c’est le genre de musique que tu fais jouer alors que t’es nu, assis avec l’être aimé sur une peau d’ours au chalet en buvant un Grand Marnier devant le foyer où crépite une flamme bien en vie. C’est aussi sexy que ça. À ton prochain souper romantique, tu tamises les lumières, t’allumes les chandelles, t’ouvres une bouteille de rouge et tu fais jouer Bed Of Roses et tu créeras des ravages… tout en encourageant un artiste de la relève qui se débrouille très bien. N’est-ce pas formidable?

MOGWAI – MUSIC INDUSTRY 3 FITNESS INDUSTRY 1 EP

b09c2017Le groupe écossais lance un maxi qui est issu des enregistrements du dernier album: The Rave Tapes. On y retrouve trois nouvelles pièces dont la fantomatique HMP Shaun William Ryder ainsi que trois remixes des pièces de l’opus précédent dont un par Nils Frahm. Parmi les pièces originales proposées par la formation, on retrouve l’entraînante Teenage Exorcists ainsi que la tempérée History Day. Un bel ajout pour les fans du groupe qui pourront ainsi assouvir leur soif de nouveau matériel.


 
 

NIMBES – LES OISEAUX, LA DISTANCE

a2029664879_10Émergeant de Québec, la formation Nimbes lance un maxi qui fait suite à deux pistes parues en janvier dernier. Les amateurs de shoegaze lo-fi seront servis avec les pièces qu’on retrouve sur Les oiseaux, la distance. Vous y trouverez des petites ressemblances à Mac Demarco particulièrement dans les mélodies et plus précisément sur Les Peintres. La voix se perd presque toujours dans un écho qui la rend quasiment incompréhensible. Le quatuor composé de Samuel Gougoux, William Girard, Simon Provencher et Étienne Trudeau pond quelques bonnes mélodies malgré l’étrangeté volontaire de leur musique.

DONA CONFUSE – BEYOND THE COSMOS COVER

3610159006081_600Dona Confuse est une formation de Toulouse qui fait dans l’électro/transe, incorporant des éléments de rock progressif et de post-rock. Le titre de ce maxi a bien été choisi puisqu’on a l’impression de se rapprocher des étoiles avec les rythmes répétitifs, mais entraînants, qui rappelle parfois Fever Ray. Les quatre pièces du maxi s’enchaînent à merveille et éveillent un certain mysticisme. La batterie est particulièrement marquante sur Cosmos Edges.

https://www.youtube.com/watch?v=Ynsd1Er691A
 

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