Jay-Z - Magna Carta... Holy Grail - Le Canal Auditif

Jay-Z – Magna Carta… Holy Grail

jay-z-magna-carta-holy-grail-full-album-stream-3On a eu peur… Avant même la première écoute, le coup de pub entourant la sortie du nouveau Jay-Z (téléchargement gratuit du disque pour les usagés du téléphone Samsung) a eu l’effet d’une douche froide sur notre ardeur musical. Et si l’annonce-surprise d’un nouvel album de l’autoproclamé roi du hip-hop n’était, en fait, qu’une énorme infopublicité?

Certes, à l’écoute de Magna Carta… Holy Grail, douzième opus du p’tit gars de Brooklyn, il faut admettre qu’il y a de cela, alors que les références aux produits de consommation sont nombreuses – Tom Ford, ReebookMiley Cyrus (?!) – mais, entre les innombrables superpositions sonores, il y a tellement plus à entendre et à découvrir.

É-N-O-R-M-E, le travail accompli par Jay-Z et ses nombreux collaborateurs (Rick Rubin – décidemment, il est partout celui-là, Pharrell Williams, Swizz Beatz et Timbaland) qui ne se sont pas limités à une seule voie musicale. Holy Grail contient du hip-hop conventionnel, mais également du R&B «cheesy», un peu de rap enragé, quelques touches d’électro, de rock, un tour du côté des Caraïbes, un retour jazzé aux années 1950 et au roots dance des années 1920. Franchement, il y a de tout pour tous sur ce disque!

À ce travail titanesque s’ajoute une liste impressionnante «d’invités». Jay-Z partage le micro avec les Frank Ocean (excellente Oceans!), Rick Ross, Nas, Beyoncé, Justin Timberlake et bien d’autres encore.
De plus, au fil des écoutes, on découvre les nombreux échantillons pigés à gauche et à droite par le rappeur pour mener à terme son pompeux projet. On y entend des brides de Smells Like Teen Spirit (Nirvana), de Losing My Religion (R.E.M.), de Gangster of Love (Part 1), (Johnny Guitar Watson) et de My Downfall (The Notorious B.I.G.), pour ne nommer que ces quelques cas.

Côté texte, les sujets traités ne surprennent guère : la famille, la loyauté, la richesse (évidemment), le dépassement de soi, la réussite, la drogue, la police et le sexe (re-évidemment). Pour faire dans l’allusion facile, Jay-Z «tire» dans toutes les directions (excusez-là).

Les rares faux pas (introduction trop léchée de Timberlake sur Holy Grail); la chanson Part II (On The Run), chantée en compagnie de sa Beyoncé) sont rapidement oubliés; le disque «publicitaire» de Jay-Z vaut une incursion musicale complète et répétée de l’auditeur.

Ma note : 8/10

Jay-Z
Magna Carta… Holy Grail
Roc Nation Records
58 minutes

www.magnacartaholygrail.com/

https://www.youtube.com/watch?v=xrntXf-2xNw

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