IDALG - Post dynastie - Le Canal Auditif

IDALG – Post dynastie

IDALGIDALG, mieux connu sous leur délicieux long nom Il danse avec les genoux, est un sextette (dans le sens qu’ils sont six) montréalais complètement délirant qui fait dans le punk-rock-pop-post-psychédélique rétrofuturiste. Avec Post dynastie, leur premier album, le groupe devrait réussir à se tailler une place de choix dans les canaux auditifs des mélomanes aimant la musique un brin agressive et très accrocheuse.

Post dynastie est tout petit album compact de neuf chansons, trente minutes, avec des pièces variant entre quatre minutes dix secondes et une minute vingt secondes. Il se présente en deux parties, comme tout bon vinyle ou bonne vieille cassette: face A et face B. Les deux sections ont leur propre univers. La face A entraîne le mouvement des genoux, la face B se veut plus inquiétante et introspective. Reste une signature musicale forte entre les deux sections qui rend le tout cohérent. Post dynastie est même cohérent avec les deux maxis fort remarqués, soit La Grande Chef (2010) et Arachno-botanique (2012).

Le premier extrait du disque, et aussi la première piste, Demi-Serpent est catchy à souhait: «Tu perdras à ton jeu/Tu ne fais pas bien les nœuds/Tes serpents, je te les apporterai coupés en deux». Les voix de Yuki Berthiaume et de Jean-Michel Coutu se fondent dans les fuzz et le mélange féminin/masculin de leurs voix ensemble leur fait une belle signature. Avec eux, on veut bien donner «Cet amour à Dieu», comme dans la pièce Aux crocodiles.

L’album est parsemé de pièces instrumentales. Néanmoins, Il danse avec les genoux se démarque avec ses chansons, ses mélodies accrocheuses accompagnées de punk menées par Jean-Michel Coutu. Des fois, on sent des relents médiévaux à la sauce Gab Paquet, comme avec l’intro de Cette chose bouffe ma tête ou avec la pièce finale Lac de plumes. Parfois, c’est une inspiration orientale qu’on retrouve dans les riffs à la Secret Chiefs 3. La musique s’agence parfaitement avec la sublime pochette signée Albane Simon.

Entièrement auto-produit, auto-mixé, auto-enregistré, Post dynastie démontre que le groupe un brin familial (parmi les six se trouvent deux frères et un cousin) a de quoi au ventre et dans la tête. Un bien bel album, qui manque un peu de «oumpf», mais pas de «kick».

Ma note: 7,5/10

IDALG
Post dynastie
Teenage Ménopause
29 minutes

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