Critique : Grandaddy - Last Place - Le Canal Auditif

Critique : Grandaddy – Last Place

Grandaddy a connu son heure de gloire pendant la fin des années 90 et le début des années 2000. Évidemment, on parle ici d’une gloire d’estime puisque les membres n’ont jamais roulé sur l’or, ce qui éventuellement a mené à leur séparation en 2006. Le manque de communication entre les membres du groupe, les problèmes de drogue et d’alcool de Jason Lytle et la dure vie sur la route ont eu raison de ceux qui ont lancé Just Like the Fambly Cat avant de se retirer pour de bon. Ses membres ont tout de même poursuivi différents projets musicaux. Jason Lytle a fait paraître le très bon Dept. of Disappearance en 2012 ainsi que Yours Truly, the Commuter en 2009 alors que Jim Fairchild a fait paraître trois albums sous le nom All Smiles.

C’est en 2012 que le groupe s’est réuni pour la première fois après que Fairchild ait réussi à convaincre Lytle d’embarquer. Puis, les quelques spectacles planifiés se sont transformés en discussion d’album. Et voilà! 11 ans après la sortie du dernier album, Grandaddy nous offre Last Place. Comme ce n’est pas une réunion motivée par des raisons pécuniaires, ce nouvel album est à la hauteur. Le quintette est inspiré et inspirant. Il nous offre d’excellentes chansons aux accents mélancoliques et mélodieux.

On reconnaît encore la place centrale que Jason Lytle occupe dans l’écriture des chansons de Grandaddy. Ceux qui auraient aimé Dept. of Dissapearance auront tout autant de plaisir à l’écoute de Last Place. The Boat is in the Barn est un bon exemple. Une chanson sur une séparation qui a mal tourné, intelligemment et poétiquement écrite :

«Back at the house, I got a lot to keep me going
It’s like you’ve never meet me here after all
Maybe except for that one picture on the bedroom wall
I took it out the lake while you were waterskiing
And it’s without a doubt the favorite one of you
You were a wonder while you hanging out above the blue (blue blue blue blue)
But now my love ain’t gone
The boat is in the barn»
– The Boat is in the Barn

On retrouve le groove de Grandaddy dès les premières notes de Way we won’t avec ses guitares légèrement distorsionnée, les claviers mélodieux et entraînants de Lytle et une mélodie vocale intoxicante. Brush with the Wild et Evermore abondent dans le même sens. Puis, on a droit à plusieurs chansons aventureuses et différentes dont l’excellent et surprenante Chek Injin. La formation nous offre quelques belles chansons dont la mélancolique A Lost Machine jouée au piano. Pour sa part, la mélodieuse That’s What You Get for Gettin’ Outta Bed est à la fois touchante et pleine d’espoir :

«That’s what you get for gettin’ outta bed
Warming up your heart, and clearing out your head
Out with your friends, I hope it never ends
I guess that’s what you get
That’s what you get for gettin’ outta bed »
— That’s What You Get for Gettin’ Outta Bed

C’est un retour totalement réussi pour Grandaddy. Ils nous offrent un excellent Last Place qui rappelle pourquoi on les aimait, pourquoi nous les aimons et pourquoi nous allons les aimer. Oui, oui, comme dans la toune de Cabrel.

Ma note: 7,5/10

Grandaddy
Last Place
30th Century Records
44 minutes

http://www.grandaddymusic.com/

Commentaires

  1. Éric Lafrenière a écrit : :

    Je suis bien d’accord LP. Je trouve que l’album fait la job. Il n’a pas le panache de Sophtware Slump, mais il est dans la lignée de ce qu’ils ont produit auparavant 🙂

    • Louis-Philippe Labrèche a écrit : :

      Oui, c’est pas mauvais, mais c’est pas une surprise. Un genre de beau fixe ben plaisant pour les oreilles.

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