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Eddy Current Suppression Ring

Eddy Current Suppression Ring: L’autre bout du monde, ce n’est pas si loin

Gik02Ur2R5PUS2mIl est plutôt rare que je parle d’un groupe qui provient de l’autre bout du monde, en l’occurrence l’Australie. À vrai dire, je ne me souviens pas de vous avoir déjà parlé d’un groupe de l’autre bout du monde. J’aime bien utiliser l’expression «l’autre bout du monde», car ça fait exotique et cool en même temps. Puis moi, je suis très cool. Du moins, c’est ce que l’itinérant que j’ai croisé l’autre soir en sortant d’un resto pas recommandable pour deux cennes m’a dit en lui donnant deux piastres. Bref, tout ça pour dire que pour une toute première fois, je vais vous entretenir au sujet d’une excellente formation australienne. Cette formation se nomme Eddy Current Suppression Ring.

Ce quatuor en provenance de l’autre bout du monde, Melbourne pour être plus précis, donne dans la musique garage-rock, punk et indie. Leur musique rythmée, mais très minimaliste est à la fois enthousiaste et dynamique (je vous mets au défi de ne pas taper du pied en l’écoutant) tout en étant simple et suffisamment accrocheuse. Difficile de résister à leur musique sans monter le volume et sourire à pleines dents.

Là, je vous entends me demander: «à qui s’adresse leur musique?» Si vous me permettez, je trouve que votre question arrive au bon moment et qu’elle est fort pertinente. C’est pourquoi, sans trop réfléchir, je vous nomme les groupes suivants: Black Lips, The Hives, Ty Segall, The Intelligence, The Brian Jonestown Massacre ainsi que la très vieille, mais importante formation The Sonics.

C’est ici que je vous entends me poser une deuxième excellente question: «Combien d’albums cette formation de l’autre bout du monde a-t-elle en carrière?» C’est avec ma voix la plus tendre et mielleuse que je vous réponds délicatement ceci: «Trois».

En effet, ils ont pour le moment trois albums et j’espère bien qu’ils en sortiront un nouveau dans un avenir rapproché. Leur premier disque est paru en 2006 et s’intitule simplement Eddy Current Suppression Ring. Le deuxième, mon préféré, s’appelle Primary Colours et il a été lancé en 2008. Pour ce qui est de leur troisième, souvent cité comme leur meilleur album en carrière, il se nomme Rush To Relax. Cette offrande qui a vu le jour en 2010 apparaît régulièrement sur des listes du type «les meilleurs albums provenant de l’autre bout du monde».

Ce qui me plaît fortement de leur musique c’est qu’il n’y a aucun superflu, rien d’extravagant, aucun ajout inutile et que c’est joué sans prétention avec un plaisir évident. Ici on a assurément affaire a de l’authenticité et de la véracité puis c’est assez rare dans un monde où presque tout sonne faux, dénaturé ou exagéré.

Il m’arrive de penser que l’autre bout du monde c’est vraiment loin, mais quand j’écoute Eddy Current Suppression Ring, j’ai l’impression que l’autre bout du monde ce n’est vraiment pas si loin.

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