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Micachu And The Shapes – Never

Mica Levi (alias Micachu) a piqué la curiosité de bien du monde en 2009 quand Rough Trade a lancé le premier album de son projet Micachu & The Shapes. Jewellery était, si vous me passez l’expression, un petit bijou de musique pop expérimentale. Micachu fait preuve d’une remarquable avidité pour les nouvelles sonorités, au point où elle crée ses propres guitares et bidouille allégrement les boîtes à sons électroniques, les guitares indonésiennes et même les vieux aspirateurs pour trouver des sonorités que personne d’autre n’utilise.

Mica et ses Shapes font de la musique pop. Curieuse et pleine d’idiosyncrasies, mais incontestablement pop. À leur plus enjoué, leurs compositions rappellent à la fois le hip-hop backpacker et le yé-yé; à leur plus bucolique, elles ont des airs de torch ballads des années soixante. Dans un cas comme dans l’autre, on garde l’impression que la musique provient d’un automate au bout de son ressort ou d’un jack-in-the-box dégringolant un escalier.

Le mot d’ordre ici est “plaisir”. Le plaisir que prend Mica à trouver la beauté dans la difformité des sons était évident sur Jewellery, et elle semble prendre ce plaisir très au sérieux sur Never. Les idées sont moins polies, comme pour nous mettre au défi de déceler la beauté qu’elle entend dans ses bruits. Le revers de la médaille est que certaines idées sont laissées à elles-mêmes, un peu incomplètes, surtout dans la deuxième moitié de l’album. Si Micachu lançait deux albums par année, on comprendrait facilement, mais il s’était écoulé plus de trois ans depuis le premier album (si on fait exception de Chopped & Screwed de 2011, qui était une collaboration avec un orchestre contemporain et dont certaines chansons sont reprises ici, adaptées à l’instrumentation dépouillée des Shapes). Dans l’ensemble, ça reste un défaut mineur. Quand des musiciens offrent une telle anomalie pop avec autant d’assurance, d’aplomb et, redisons-le, de plaisir, ça force l’admiration.

Ma note : 8/10

Micachu And the Shapes
Never
Rough Trade
35 minutes

roughtraderecords.com/micachu

http://www.youtube.com/playlist?list=PL5FCF8E26A1A4B2A4

Index par artiste

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M

M
M83
M. Ward – A Wasted Companion
M. Ward – More Rain
M.I.A. – Matangi
M.I.A – A.I.M
Ms Mr
Macula Dog
Mac Demarco – Salad Days
Mac Demarco – This Old Dog
Mac Miller
Madegg
Magik Markers
Magrudergrind
Majical Cloudz
Maica Mia
Male Bonding
Mama Rosin
Mamiffer – Statu Nascendi
Mamiffer – The World Unseen
Man Man
Manchester Orchestra
Mange l’Ours Mange
Mara Tremblay – Mara Tremblay
Mara Tremblay – À la manière des anges
Marc-Antoine Larche
Marcie
Maria False
Mariachi El Bronx
Marie Davidson
Marie-Ève Roy
Marie-Flore
Marie-Pierre Arthur – Aux alentours
Marie-Pierre Arthur – Si l’aurore
Marianne Faithfull
Marilyn Manson
Marissa Nadler – July
Marissa Nadler – Strangers
Mark Berube
Mark Kozelek
Mark Lanegan
Mark Lanegan And Duke Garwood
Mark Lanegan Band – Blues Funeral
Mark Lanegan Band – Phantom Radio
Mark Lanegan Band – Gargoyle
Mark Lanegan – Houston: Publishing Demos 2002
Marnie Stern
Marriages
Marrow
Martha Wainwright – Come Home To Mama
Martha Wainwright – Goodnight City
Martin Gore
Martyn
Mas Ysa
Maserati
Mastik
Mastodon – The Hunter
Mastodon – Once More ‘Round The Sun
Mastodon – Emperor of the Sound
Mat Vézio
Matmos
Mathieu Bérubé
Mathieu Lamontagne & Emmanuel Toledo – Belle chemise
Mathieu Lamontagne & Emmanuel Toledo – Paysages éclectiques
Matt Kivel
Matt Track
Matthew E. White
Maude Audet
Mauves – Le faux du soir
Mauves – Coco
Maxime Gervais – Slacker
Maxime Gervais – Artiste raté
Mazzy Star
Meat Wave
Medhi Cayenne
Medicine – To The Happy Few
Medicine – Home Everywhere
Megadeth – Super Collider
Megadeth – Dystopia
Mélanie Pain
Melt Yourself Down
Melt-Banana
Melvins – Freak Puke
Melvins – Everybody Loves Sausages
Melvins – Tres Cabrones
Melvins – Hold It In
Melvins – Basses Loaded
Melvins – A Walk With Love & Death
Menace Beach
Mendelson
Mentana
Mercury Rev
Mermonte
Metallica
Metric – Synthetica
Metric – Pagans In Vegas
Metronomy – The English Riviera
Metronomy – Love Letters
Metronomy – Summer 08
Metz – Metz
Metz – II
Mew
MGMT
Micachu And The Shapes
Mickey 3d
Micoe
Migos
Mika
Midnight Masses
Mikal Cronin – MCII
Mikal Cronin – MCIII
Mike Krol
Milanku
Mild High Club
Millimetrik – Lonely Lights
Millimetrik – Fog Dreams
Milk & Bone
Milky Chance
Mimicof
Ministry – Relapse
Ministry – From Beer To Eternity
Minsk
Miossec
Miracles
Misc
Misteur Valaire
Mixhell
Mo Kenney
Moby
Moderat – II
Moderat – III
Modeselektor
Modest Mouse
Mogwai – Rave Tapes
Mogwai – Atomic
Money
Monogrenade
Monomyth
Mononc’ Serge – Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock ‘n roll?
Mononc’ Serge – Mononc’ Serge 2015
Moodoïd
Moon Duo – Shadow Of The Sun
Moon Duo – Occult Architecture Vol. 1
Moonface
Moonface & Siinai
Moon Hooch
Moran
Morgan Delt – Morgan Delt
Morgan Delt – Phase Zero
Moriarty
Morrissey
Moses Baxter
Motel Raphaël
Motorama
Motörhead – Aftershock
Motörhead – Bad Magic
Mount Eerie – Clear Moon
Mount Eerie – Pre-Human Ideas
Mount Eerie – Sauna
Mount Eerie – A Crow Looked At Me
Mount Kimbie
Mount Moriah
Moussette
Mozart’s Sister – Being
Mozart’s Sister – Field Of Love
Mr. Gnome
MTT
Mudhoney
Mumford And Sons – Babel
Mumford And Sons – Wilder Mind
Murmure
Muse – The 2nd Law
Muse – Drones
Museum Of Love
Mutation
Mutoid Man
Mutual Benefit – Love’s Crushing Diamond
Mutual Benefit – Skip A Sinking Stone
My Bloody Valentine
My Morning Jacket
My Brightest Diamond
MY DISCO
Myriam Gendron

Les 20 meilleurs albums de 2012 selon Mathieu Robitaille

En 2012, la musique est plus facile à se procurer que jamais auparavant. De multiples blogues et services en ligne placent chaque jour à notre portée une multitude de nouvelles chansons et de nouveaux artistes. Ajoutez-y le hype des blogues tentant de ne pas prendre de retard l’un sur l’autre et s’emportant pour des plaisirs sensoriels très éphémères, et il en résulte beaucoup de bruit pour attirer notre attention toujours décroissante. Mais le pire, c’est l’impression angoissante que j’ai, dès que je prends le temps de vraiment plonger dans un album, que je suis peut-être en train de manquer quelque chose d’autre, quelque chose de meilleur.

Certains albums sont excellents mais ne me font aucun effet. D’autres résonnent à ma fréquence sans que j’aie la moindre idée du comment. Voici une liste de 20 de ces derniers pour 2012.

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20. Ben Vida – esstends-esstends-esstends

Pas facile à décrire comme album, mais décidément unique. Ben Vida manipule les fréquences synthétiques dans le but de créer une illusion de positionnement du bruit dans l’espace. À écouter avec un casque pour un mindfuck de haut niveau. Et sobre, pour votre propre santé mentale.
 
 
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19. Dusted – Total Dust

Brian Borcherdt mène un joyeux boucan avec son groupe Holy Fuck, mais il a aussi fait de l’excellent pop-rock en solo et au sein de By Divine Right. Il explore ici son amour de Neil Young et du folk-rock sale en duo, accompagné d’un batteur. C’est aussi poussiéreux que le nom suggère, et ça s’incruste profondément dans les oreilles.
 
 

18. Neurosis – Honor Found in Decay

Ces grands druides du doom metal ont trouvé la palette de sons qu’il faut pour refaire toujours la même chose sans vraiment se répéter. La réalisation de Steve Albini, comme toujours, donne l’impression d’être au centre de l’action.
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17. Ricardo Villalobos – Dependent and Happy

Dans le monde microhouse de Villalobos, tous les sons ont potentiellement leur place. Ses compositions progressent et croissent sans jamais céder au dénouement facile, et chaque moment d’attention révèle des trésors.
 
 
 

16. Micachu and The Shapes – Never

J’attendais Micachu de pied ferme. Après un premier album réjouissant, elle avait fait un album semi-symphonique qui m’avait laissé tiède. Ce deuxième album avec les Shapes est un retour à la forme de Jewellery (2009), mais avec une attitude un peu plus sérieuse (ou plus adulte) dans sa façon enjouée d’explorer de nouvelles sonorités. Très l’fun.
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15. Tim Hecker and Daniel Lopatin – Instrumental Tourist

La musique ambiante a le désavantage de se situer à la frontière du new age insipide et pépère où rien ne se passe. Très difficile de mettre le doigt sur ce qui rend un drone ou un bruit captivant, et bien malin qui peut trouver la recette pour en faire un album entier. Hecker et Lopatin eux-mêmes n’y arrivent pas toujours, mais cette nouvelle collaboration improvisée est une surprenante réussite. Lire notre critique
 
 

14. Gros Mené – Agnus Dei

Une fois que je me suis fait à l’idée que Gros Mené ne ferait pas et ne pouvait pas faire un autre Tue ce drum, je me suis laissé convaincre par Agnus Dei. Au lieu de sonner Melvins et Pigfuck, Gros Mené s’est assagi et sonne maintenant plutôt QOTSA et Black Keys, mais la plume de Fred Fortin reste morveuse et charmante. Liminant Ménard me fait encore rire de surprise. Lire notre critique
 
 

13. Torche – Harmonicraft

Soundgarden a effectué un retour cette année, mais son absence n’était pas vraiment ressentie puisque Torche était déjà là pour porter le flambeau du rock doom rappelant Sabbath et Kyuss avec un côté aussi accrocheur que Cheap Trick. Pas tout à fait aussi bon que leur Meanderthal de 2008, mais vraiment pas loin.
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12. Goat – World Music

Même si on ignore la drôle de mythologie que le groupe a inventée (enfance passée dans l’isolement d’une secte vaudou émigrée en Suède), World Music a quelque chose de fascinant. C’est comme découvrir le corps momifié d’un animal difforme parfaitement préservé depuis 1973.
 
 
 

11. Flying Lotus – Until the Quiet Comes

Mes attentes étaient énormes, peut-être trop pour être totalement satisfaites, mais Quiet est tout de même massif et envoûtant. Du collage électronique de grande qualité.
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10. Health – Max Payne 3 Soundtrack

Je voulais un vrai album de HEALTH cette année ; je l’ai presque eu avec la bande originale du jeu Max Payne 3. C’est une trame sonore avec les désavantages de la forme: la musique s’efface par moments pour ne pas distraire le joueur (et dieu sait que si HEALTH le désirait, il pourrait distraire). Malgré des passages un peu légers, HEALTH, maintenant un trio, est encore en grande forme.
 
 
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09. Carter Tutti Void – Transverse

Collaboration improvisée entre Chris Carter et Cosey Tutti de Throbbing Gristle et Nik Void de Factory Floor, enregistrée en spectacle lors d’un festival organisé par les disques Mute. On dit que le public à ce concert était complètement en transe. Je n’ai aucune difficulté à y croire.
 
 
 

08. Grizzly Bear – Shields

Avec cet album, j’ai appris à arrêter de douter de Grizzly Bear et à les laisser me porter. Ils savent comment mettre le doigt sur une beauté juste un peu malsaine, juste assez triste et amère pour qu’on s’y reconnaisse. Et j’y entends quelque chose d’un peu sexy… C’est juste moi?
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07. Zammuto – Zammuto

La dissolution de The Books m’a attristé, mais ce premier album de Nick Zammuto, moitié chantante du duo, m’a fait chaud au coeur. Exit les collages de sons trouvés, ce qui est un peu dommage. Reste tout de même les méthodes non-orthodoxes de Zammuto et son instinct pour les mélodies inhabituelles. On sent que la formation n’est pas encore certaine d’où elle va, mais avec un tel baptême, je veux être là pour la suite.
 
 
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06. Dope Body – Natural History

J’ai un parti pris pour les groupes qui se sont formés après 2005 et qui ont su attirer l’attention sans aller s’installer à Brooklyn. On a parfois l’impression que ces groupes sont minoritaires! Un d’eux est Dope Body de Baltimore, qui a lancé un album noise-rock d’une vigueur et d’une vitalité surprenantes cette année. Des grooves d’hommes des cavernes et des passages où le groupe se moque du jock rock tout en y rendant hommage.
 
 
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05. Father John Misty – Fear Fun

Quel magnifique bâtard dépravé que ce Josh Tillman. Fear Fun habite un monde parallèle resté prisonnier de la scène soft rock de Los Angeles des années 1970. C’est un album à la fois totalement sincère et pince-sans-rire, grivois et touchant. Et entendre une vraie belle voix couchée sur du matériel aussi décadent, ça a quelque chose de jouissif.
 
 

04. Demdike Stare – Elemental

De la musique électronique déstabilisante, dépaysante et lugubre. Andy Stott était sur toutes les lèvres cet automne, non sans raison, mais dans un genre similaire je préfère encore Demdike Stare.
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03. Converge – All We Love We Leave Behind

La brutalité sonore de Converge camoufle une finesse peu commune. Les groupes qui n’ont plus rien à prouver et qui règnent en maître sur leur genre ont tendance à s’assoir sur leurs lauriers. Ce serait mal connaître Converge, qui à ce titre est du calibre des grands comme Fugazi. Ils mettent constamment de nouvelles idées de l’avant et esquivent les échecs avec une aisance inouïe. Lire notre critique
 
 

02. Liars – WIXIW

Quel plaisir de voir Liars vieillir. Ils sont rares, les groupes qui sont disposés à se remettre en question avec chaque nouveau projet. C’est le genre d’attitude qui déchire la plupart des groupes avant le troisième album. WIXIW, le sixième album de Liars, est leur plus synthétique mais aussi leur plus humain.
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01. Swans – The Seer

La phrase qui revient souvent au sujet de cet album, c’est la citation du leader Michael Gira à l’effet que ce soit à son avis la culmination de 30 ans de carrière, le mariage parfait de toutes les choses qu’il a su bien faire depuis les débuts de Swans en 1982. Je partage son opinion d’une façon tout à fait personnelle: l’album représente pour moi la culmination de 30 ans d’écoute active de musique. Tous les moments où j’ai laissé la curiosité, l’entêtement et le snobisme élargir mes horizons musicaux m’ont mené à cet énorme monolithe, ce monument sonore érigé en l’honneur de la quête du sublime et du rejet total de la banalité plaisante.
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Mentions très honorables

Black Dice – Mr. Impossible, Oneida – A List of the Burning Mountains / Man Forever – Pansophical Cataract, Metz – Metz, Andy Stott – Luxury Problems, « Blue » Gene Tyranny – Detours

Vidéoclips de l’année

Liars – Brats, HEALTH – Tears, Grimes – Oblivion, Gros Mené – Vénus

La playlist 2012
de Mathieu Robitaille

Je n’ai pas osé mettre mes chansons préférées de l’année en ordre de préférence, je savais que je regretterais l’ordre immédiatement après avoir appuyé sur “send”. Je les ai donc placées dans l’ordre qui me semble le plus fluide. Bonne écoute!

  • Simple Song – The Shins (Port of Morrow)
  • Flaggin A Ride – Divine Fits (A Thing Called Divine Fits)
  • Yet Again – Grizzly Bear (Shields)
  • The Shape of Things to Come – Zammuto (Zammuto)
  • Myth – Beach House (Bloom)
  • Oblivion – Grimes (Visions)
  • Octagon – Liars (WIXIW)
  • Tears – HEALTH (Max Payne 3 Soundtrack)
  • Heave(n) – Flying Lotus (Until the Quiet Comes)
  • Mnemosyne – Demdike Stare (Elemental)
  • Avatar – Swans (The Seer)
  • Glacial Pace – Converge (All We Love We Leave Behind)
  • Fertile Green – High on Fire (De Vermis Mysteriis)
  • Swerve City – Deftones (Koi No Yokan)
  • Reverse Inverted – Torche (Harmonicraft)
  • Wasted – Metz (Metz)
  • Husbands – Savages (Husbands single)
  • Weird Mirror – Dope Body (Natural History)
  • No Future/No Past – Cloud Nothings (Attack on Memory)
  • Low Dogg – Micachu & The Shapes (Never)
  • Goatman – Goat (World Music)
  • Property Lines – Dusted (Total Dust)
  • Hollywood Forever Cemetery Sings – Father John Misty (Fear Fun)
  • Leading Me Now – The Tallest Man On Earth (There’s No Leaving Now)
  • Mullioned View – Alexander Tucker (Third Mouth)

Écoutez la playlist

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