Critiques

Wild Nothing

Nocturne

  • Captured Tracks
  • 2012
  • 44 minutes
5,5

La semaine dernière, l’auteur-compositeur-interprète Jack Tatum, mieux connu sous le pseudonyme de Wild Nothing, enfantait de son deuxième rejeton baptisé Nocturne; création qui fait suite au délectable Gemini paru en 2010. Le jeune musicien, âgé de 20 ans seulement, nous présente un album à classer dans un registre dream pop/shoegaze, qui saura plaire autant aux hipsters «anti-mainstream» qu’aux vieux nostalgiques de la grande époque pop alterno qui sévissait dans les années 80.

Triturant habilement synthés, guitares et concevant savamment des mélodies captivantes siégeant quelque part entre mélancolie et jovialité, Wild Nothing revisite convenablement un univers musical que j’ai côtoyé de très près. S’inspirant sans gêne de groupes tels que The Smiths, New Order et Talk Talk, Jack Tatum offre un disque de qualité acceptable, qui, par contre, semble trop homogène pour constituer une véritable réussite. Réalisé adroitement par Nicolas Vernhes (Deerhunter), malheureusement Nocturne ne m’a pas convaincu…

Qu’à cela ne tienne, quelques pièces ont retenu mon attention; et ce sont celles, dont l’influence sonore du légendaire Johnny Marr (The Smiths) se fait le plus sentir, et qui ont chatouillé agréablement mes oreilles. Je fais référence à la chanson nommée Shadow, au guitares arpégées de Only Heather, de Nocturne et de Disappear Always. En contrepartie, les influences synth-pop à la New Order édulcorée m’ont laissé de marbre. En effet, les Through The Glass, This Chain Won’t Break, Paradise et Rehya m’ont pratiquement fait bailler aux corneilles.

Quelques médias branchés se sont entichés de ce Nocturne. Pour ma part, je suis demeuré de glace lors de l’écoute de cette offrande. Pas que c’est franchement anémique, mais c’est surtout trop semblable à ce qui se créait à l’époque. Les ritournelles sont bien construites, les arrangements de synthés et de cordes sont opérants, mais l’impression d’un «déjà-entendu» redondant vient ralentir significativement un enthousiasme qui aurait pu s’intensifier durant l’écoute de ce disque. Les amants de dream pop apprécieront sans doute, mais de mon côté je me contenterai de réécouter mes vieux albums des Smiths et de New Order.

Ma note : 5,5/10

Wild Nothing
Nocturne
Captured Tracks
44 minutes

capturedtracks.com/artists/wildnothing/

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