Critiques

Phosphorescent

Muchacho

  • Dead Oceans Records
  • 2013
  • 46 minutes
8,5
Le meilleur de lca

homepage_large.46cf19cbPhosphorescent, c’est Matthew Houck, auteur-compositeur-interprète américain originaire de l’Alabama, mais qui a longtemps vécu à Athens en Georgie. Loin d’en être à ses premières armes, Houck fait paraître un sixième album studio sous le nom de Phosphorescent. Déjà que Pride, paru en 2007, avait fait quelques vagues et certains médias l’avait couvert de fleurs. Est-ce que Muchacho est à la hauteur de ce dernier?

La réponse est un oui définitif. Avec son folk flirtant avec le country tout en s’alliant une panoplie d’instruments, Phosporescent frappe un grand coup avec cet album. Tout y est, un songwriting efficace, des arrangements subtils et nuancés, des textes solides et la voix de Houck habité d’une mélancolie touchante et vibrante. À chaque nouvelle écoute, l’oreille semble attraper un petit quelque chose qu’on avait omis à la session précédente, signe d’un album riche.

Muchacho débute avec Sun, Arise! (An Invocation, An Introduction) qui, comme le titre le précise tient plus de l’invocation que de l’introduction. Houck nous happe avec un chœur lancinant et bien senti. Song For Zula emboîte le pas avec une douceur bien sentie et une section de cordes qui progresse tout au long de la chanson et magnifie la beauté de la pièce. Phosphorescent sait aussi être plus entraînant et le démontre avec l’accrocheuse Ride On/Right On et sa guitare légèrement fuzzée. L’excellente The Quotidian Beasts constitue un autre exemple de ce qui est évoqué précédemment. La pièce la plus facile d’approche reste Terror In The Canyons (The Wounded Master) qui aurait pu être trop convenu, mais les arrangements intelligents de Houck empêche la pièce de sombrer dans le ridicule. Autre beau moment que nous offre l’auteur-compositeur, A Charm/A Blade qui, avec son chœur pratiquement a capella, lorsque l’ensemble des instruments se joint pour le refrain, se transmute en une explosion festive! Phosphorescent, y va aussi d’un beau chant mélancolique avec Muchacho’s Tune :

« I found some fortune, found some fame.
I found they cauterized my veins.
Hej, I’ve been fucked up. And I’ve been a fool.
But like the shepherd to the lamb.
Like the wave unto the sand.
I’ll fix myself up. To come and be with you »

Vraiment Muchacho vaut le détour. Houck trouve une façon particulièrement géniale de célébrer les dix ans de Phosphorescent et offre une œuvre intelligente, sensible, bien écrite et réalisée avec brio. Une très belle sortie qui vous remplira les oreilles d’une douce mélancolie et qui va très bien avec un vilain lendemain de veille ou avec une tempête de neige!

Ma note : 8.5/10

Phosphorescent
Muchacho
Dead Oceans
46 minutes

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