Critiques

Nick Murphy

Run Fast Sleep Naked

  • Opulent Records
  • 2019
  • 48 minutes
7

Nick Murphy, ça ne vous dit rien? C’est normal puisque ce musicien originaire de Melbourne est mieux connu sous le nom de Chet Faker. Bien que ce soit la même personne, Murphy n’adopte pas le même style que son double. Aux admirateurs qui attendent impatiemment cet album : évitez d’attendre du matériel de Chet Faker. Il faut plutôt apprendre à connaître Nick Murphy. Et c’est vachement surprenant.

C’est en 2013, avec sa reprise de la chanson No Diggity de Blackstreet pour une publicité de Beck’s lors du Super Bowl, que la voix unique de Nick Murphy a été découverte du monde entier. Il s’en est suivi du matériel beaucoup plus électro-pop que ce à quoi on a affaire avec Run Fast Sleep Naked. Sans renier complètement son ancien style, ce nouvel album reflète l’évolution dans l’approche artistique de Nick Murphy.

Le fait de perdre soudainement son anonymat à l’âge de 23 ans a été un épisode traumatisant pour le chanteur. En effet, devenir une vedette du jour au lendemain doit changer un peu la routine. L’artiste avait l’impression qu’il devait briller et être au sommet des palmarès à tout prix. Run Fast Sleep Naked est donc l’aboutissement de cet épisode un peu plus difficile de sa vie. C’est un album plus introspectif que les précédents, mais toujours aussi excellent.

Nick Murphy nous donne l’impression d’être un être très sensible et solitaire. Dans chacune de ses chansons, il raconte les difficultés vécues dans l’arrivée de sa popularité soudaine.

« It’s been the longest year, you know?

Uh, tryna live on my own

With a certain kind of love

Oh, that I questioned that all

Couldn’t see the signs for help

Uh, said I didn’t know much better

Couldn’t see the limits to my health

Uh, I’m damned if I do and damned if I don’t »

Sanity

«I’m not made of stone

I was put here with a bleeding heart

To help somebody else’s start

And you’re not getting older

You’re not too old to sing this song out loud

Not too tired to listen to a younger crowd

And we’re, we’re far from home

But I’m feeling what I’m supposed to feel

Said I’m human and I know it’s real

And they won’t live much longer

Longer than this shit could last

Throwing stones inside of broken glass»

Hear it now

Avec ce nouvel album, Nick Murphy nous donne envie de réécouter ses chansons à répétition pour les apprendre par cœur et les chanter avec lui! En fait, on ne se tanne pas d’entendre la voix de cet artiste. C’est chaleureux, c’est rythmé, c’est réconfortant comme un chocolat chaud à — 25 degrés, bref, c’est parfait!

1 commentaire

  1. Alain Caron, le 2019-07-19 à 10:26

    J’adore Nick Murphy Chet Faker depuis toujours. Ce dernier opus démontre qu’il a du talent à revendre. Son show au Festival d’été de Québec le 4 juillet dernier a démontré résolument qu’il était très créatif en réinventant ses premières compositions au plan musical. Ses musiciens étaient exceptionnels. Petit bémol: j’ai également acheté son nouveau CD – pour le char! Quelle déception de ne pas y trouver un livret, même pas le nom de ses musiciens – bref silence complet. C’est cheap et ce n’est pas à l’image de ce grand artiste australien!!!!!!

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