Critiques

Mauves

Le faux du soir

  • Abuzive Musik
  • 2013
  • 37 minutes
8
Le meilleur de lca

Mauves-Le-faux-du-soirUne réalité qui est en train de s’installer de plus en plus dans le monde de la musique québécoise est que le label Abuzive Musik de Québec choisit fort bien ses artistes. Alors qu’il nous a déjà offert Klô Pelgag, Millimetrik, Karim Ouellet et Maybe Watson, voilà qu’il en remet avec la formation Mauves. Si vous ne connaissiez pas la jeune formation de Québec, voilà une belle occasion de vous y attarder et si vous les connaissiez vous allez sans doute avoir la mâchoire qui tombe au sol avec la parution de cet opus.

Ce que Mauves créait auparavant n’était pas parfaitement à la hauteur, mais Le faux du soir représente pour le quatuor un énorme pas de géant. Mauves arrive avec une galette audacieuse qui apporte au paysage québécois une sonorité issue des années 70, mais extrêmement contemporaine et bien modernisée. On sent que le quatuor formé de Jean-Christophe Bédard-Rubin, Julien Déry, Alexandre Martel et Cédric Martel est en plein contrôle de la situation et est en confiance dans son processus créatif.

Tout d’abord, la musique est plus mature, plus complexe et en même temps très accrocheuse et captivante. L’excellente Ruelles avec une introduction de piano et sa guitare légèrement bizarre donne le ton à l’album; puis la basse vient compléter à merveille alors qu’Alexandre Martel s’impose tout en douceur avec sa voix et le tout se termine avec un refrain noise à souhait. Une chanson très «pink floydienne» sans non plus être encastrée dans le passé. Il faut noter l’excellent changement de cap qu’opèrent les quatre jeunes hommes sur l’excellente Citron-lime qui se termine de façon instrumentale après une progression orchestrée d’une main de maître.

Il faut aussi souligner la qualité des textes. Manège, en plus de sa mélodie opérante, nous offre un texte teinté d’une poésie simple, mais très efficace. Le groupe traite le propos de la retenue en société. Martel chante avec douceur et légèreté sur cette pièce.

Par contre, le choix de l’enchaînement des quatre derniers titres laisse à désirer. Les pièces ne sont pas mauvaises, mais on tombe dans un ensemble proche de la balade plus en douceur et cela manque un tout petit peu de dynamisme.

Bref, Mauves lance un album de pop d’une qualité non négligeable qui saura rejoindre un large public puisque le quatuor arrive à emprunter avec intelligence des sonorités du passé qu’il actualise avec une aisance surprenante. Si tout ça vous tombe dans l’oreille, vous pourrez assister au lancement le 25 novembre prochain au Verre Bouteille.

Ma note : 8/10

Mauves
Le faux du soir
Abuzive Musik
37 minutes

www.mauves.ca/

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