Critiques

Turbonegro

Sexual Harassment

  • Volcom Entertainment
  • 2012
  • 33 minutes
7,5

Aujourd’hui, je vous propose une critique de la dernière offrande, de la quasi légendaire formation originaire de Norvège nommée Turbonegro, et intitulée carrément Sexual Harassment. Toujours cette mixture de métal, de rock et de punk que les journalistes musicaux spécialisés aiment désigner comme étant du deathpunk. Après dix ans de galère, le groupe s’est reformé en 2002, sauf que cette fois-ci, un départ important est à souligner; celui du charismatique chanteur Hank Von Helvete, depuis lors remplacé par l’ancien président du fan-club anglais du quintet, Tony Sylvester. Ne vous en faites pas, les mouvements de personnel sont fréquents chez Turbonegro!

Donc, les voilà de retour avec ce qu’ils savent faire de mieux; du bon punk rock crasseux, sans garnitures ostentatoires, qui va droit au but. Les gars de Oslo reviennent en force en se contentant d’exécuter de manière efficace ces chansons élémentaires, qui donnent envie aux amateurs de dépravations musicales, de hurler sans gêne leur perversité! Évidemment, il faut prendre le propos au deuxième degré, car vous pourriez être tentés de présenter votre candidature, dans un comté quelconque, sous la bannière du Parti Conservateur du Canada…

Aucune chanson médiocre, juste de la bonne marchandise, et surtout un paquet de bons riffs qui feront indubitablement taper du pied le plus réfractaire des voyous! Voici les titres qui fulminent tout au long de la galette: le brûlot titré I Got A Knife, l’incandescente Hello Darkness, la glam rock Shake Your Shit Machine, l’excellent riff dans TNA (The Nihilistic Army), l’opérante Buried Alive, la très AC/DC-Motorhead intitulée finement Tight Jeans, Loose Leash, la racoleuse Rise Below et la monumentale You Give Me Worms. Du matériel sonore à écouter lors d’une virée nocturne avec de bons vieux potes!

La réussite de ce disque réside dans le fait que, malgré le départ de l’adulé Von Helvete, le nouveau venu Tony Sylvester fait un excellent travail derrière le microphone. Possédant une voix plus rauque que son prédécesseur, Sylvester apporte une dose de testostérone supplémentaire à une musique qui n’en manquait déjà pas beaucoup! Donc, rien de vraiment imaginatif, mais ce Sexual Harassment est d’une redoutable adéquation. Turbonegro effectue un retour aux sources rédempteur, concupiscent et malsain à souhait… et ça m’a rudement plu! Les amateurs d’insalubrités et d’excès rock’n’roll de toutes sortes seront euphoriques!

Ma note : 7,5/10

Turbonegro
Sexual Harassment
Volcom Entertainement
33 minutes

www.turbonegro.com/

Exprimez-vous!





Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.