Critiques

Foals

Holy Fire

  • Transgressive Records / Warner Bros. Records
  • 2013
  • 50 minutes
8
Le meilleur de lca

radar-foalsEn musique, les britishs l’ont-tu l’affaire? On ne le dira jamais suffisamment. Et lorsqu’on a tendance à l’oublier, un groupe comme Foals vient réaffirmer cette maxime avec force et intelligence. Originaire d’Oxford, la formation est composée de Yannis Philippakis (voix et guitare), Jack Bevan (batterie), Jimmy Smith (guitare), Walter Gervers (basse) et Edwin Congreave (claviers). Faisant dans un indie rock proche des belles années de Bloc Party, la formation arrivait récemment avec leur troisième album studio.

Il faut dire qu’Holy Fire groove beaucoup et que le quintet sait créer des pièces intelligentes et accrocheuses. Les nommés au prix Mercury en 2010 n’ont en rien perdu ce qui faisait leur charme il y a de cela trois ans. Outre les compositions de qualité qu’ils offrent, les arrangements sont sublimes, et si ce Philippakis dit est vrai, l’utilisation abusive de marijuana leur est grandement bénéfique. Vous ne trouverez pas de pièce faible sur Holy Fire, seulement certaines plus rythmées et certaines plus calmes.

Le tout commence avec Prelude, qui comme le titre l’indique, ouvre l’album sur une pièce qui se construit étape par étape, couche sonore par couche sonore. D’ailleurs, Foals excelle dans les crescendos et utilise ce procédé à maintes et maintes reprises. Il serait idiot de passer sous silence My Number, qui avec son rythme percutant et ses effluves funk, prendra possession de votre cerveau. Vous serez avertis! Bad Habits avec sa guitare délayée et la voix de Philippakis hautement perchée rappelle le Bloc Party de Silent Alarm. Everytime, en superposant une guitare éthérée, une batterie quasi tribale et la voix du chanteur, crée un univers charmant et accrocheur. La formation se permet aussi de terminer en douceur avec Stepson et Moon où l’émotion prend la plus grande place. Autre fait digne de mention, le son de basse de Gervers, qui vaut sérieusement le détour.

Bref, Holy Fire est un petit bijou de rythmique intelligente, d’arrangements subtils et d’émotions qui représentent bien le meilleur de la scène musicale anglaise. Héritier de groupes indies les ayant précédés, Foals ne s’assoit pas sur ses influences mais construit à partir de celles-ci. Une galette qui vaut vachement le détour!

Ma note : 8/10

Foals
Holy Fire
Transgressive Records / Warner Bros.
50 minutes

www.foals.co.uk/

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