Critiques

Dogleg

Melee

  • Triple Crown Records
  • 2020
  • 36 minutes
8,5
Le meilleur de lca

Attirés par le buzz qui entourait ce premier album de Dogleg, nous avons fait le saut dans l’univers de ce jeune groupe DIY du Michigan. Détroit a un long historique avec le punk et Dogleg annonce déjà avec ce premier album de belles choses. C’est tout simplement le punk-rock le plus excitant depuis les débuts de PUP.

Le groupe ne s’en cache pas, ils sont de grands fans de Super Smash Bros. D’ailleurs, le nom de l’album vient du jeu mythique de Nintendo 64. On pourrait tout aussi bien penser que c’est simplement un nom choisi pour la brutalité et l’agressivité sans équivoque que ces jeunes garçons infusent dans leur musique.

« You’re in a fiction of a past that you wrote down
Stuck in a time when my mind came out of my mouth
You’re stuck inside my head again, it’s pressing against my skin
You think it’s a case unknown
When the father’s gone and the mother’s gonna come back to this home »

Fox

Dogleg fait la part des choses entre la mélodie et les riffs brutaux. Fox est un bon exemple alors que la batterie frappe sans relâche que les riffs sont rapides et bruyants pendant qu’Alex Stoitsiadis nous envoie des paroles chantées et criées qui ne sont pas sans rappeler Ian Mackaye de Fugazi. La brutalité mélodieuse ne s’arrête pas là. Hotlines est une intoxicante pièce qui donne envie de se lancer dans un mosh pit. Dogleg y reprend même les côtés du punk-rock américain des années 90, mais avec assez de hargne pour que l’on comprenne rapidement qu’ils ne sont pas là pour jouer à la radio commerciale contrairement à Blink 182 ou Green Day.

Parmi les bons coups qu’on recense sur Melee, outre les exemples cités plus haut, on peut certainement noter Prom Hell qui y va d’une belle montée en ouverture et qui trouve le moyen de rester moins agressive sans trahir la nature du groupe. Leur côté emo ressort à plusieurs moments sur l’album et c’est tout à fait convaincant. On peut en dire tout autant d’Headfirst.

« Did you care that I was left here ?

Did you care that you’re still gone ?

I’m so tired of wanting around to find something I’ve already got

Time will let you down »

Headfirst

Ce ne sont pas des Shakespeare avec le stylo à bille, mais on s’en fout royalement, parce que les paroles sont toujours livrées avec un fond émotionnel rempli et habité.

En toute franchise, on peut chercher des poux à Melee, mais c’est pratiquement parfait sur toute la ligne. On perd parfois les paroles de Stoitsiadis à travers le son ou par manque d’articulation. Mais l’émotion, elle, est toujours claire et nous prend l’épiderme.

Un groupe à écouter, à surveiller et qui pourra te faire sortir une certaine rage en temps de confinement. Avec Melee, Dogleg réussit son entrée dans le monde musical avec panache. Un des meilleurs albums de l’année. Sans contredit.

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