Critiques

Cass McCombs

Big Wheels And Others

  • Domino Records
  • 2013
  • 85 minutes
7

Cass-McCombs-Big-Wheel-And-OthersLa semaine dernière, le ténébreux troubadour américain né à Concord, Californie, nommé Cass McCombs, mettait sur le marché sa septième offrande studio intitulée Big Wheel And Others. McCombs a vécu une grande partie de son existence en nomade, transitant d’une ville à l’autre selon ses humeurs, vivant dans des automobiles et des sites de campings improvisés. Au travers ce chaos, McCombs a développé une écriture chansonnière folkisante, aux effluves de country et agrémentée de claviers hypnotiques. En 2011, le songwriter avait fait paraître deux albums: le sombre Wit’s End (excellent disque) et le légèrement décousu Humor Risk.

Sur ce Big Wheel And Others, Cass McCombs présente un album ambitieux et aventureux d’une durée de quatre-vingt-cinq minutes rien de moins; autant dire que ce genre de création chansonnière fait figure d’ovni dans le paysage musical actuel axé sur l’instantanéité absolue. Un premier avis? Voici une œuvre qui demandera une patience divine de la part du mélomane afin d’en apprécier toute sa substance, car de la matière, il y en a à profusion dans cet assemblage de chansons gracieuseté de McCombs.

Fidèle à son habitude, l’auteur-compositeur-interprète offre le meilleur de lui-même; une série de ritournelles réflexives/mélancoliques combinées à quelques minuscules surprises plus vitaminées… Sauf que McCombs a pris la décision d’y aller avec un album concept de longue durée et à regret, certains morceaux font office de remplissage, sans compter ces interludes/conversations inutiles mettant en vedette le musicien et un enfant âgé de quatre ans et demi. C’est charmant, mais totalement futile!

Cependant, les aficionados de folk country de qualité ne devraient pas bouder ce Big Wheel And Others parce que McCombs présente somme toute une litanie de compositions de qualité. Doué pour la chanson spleenétique, détenant un talent privilégié pour les arrangements simples, mais de bon goût, l’artiste offre une sitedemo.cauction automnale parfaite pour un dimanche matin nonchalant faisant suite à un samedi soir bien arrosé.

Nous ne ferons pas la nomenclature complète des chansons valables animant ce disque, mais vous devriez poser vos oreilles sur la locomotive folk rock titrée Big Wheel, les cuivres animant la mystérieuse Joe Murder, le country recélant un je-ne-sais-quoi de Townes Van Zandt nommé Sooner Cheat Death Than Fool Love, l’étonnant rock bleusy Satan Is My Toy, la sublime et frémissante Home Of The Range ainsi que la dépouillée Aeon Aquarius Blues.

Ce Big Wheels And Other n’est pas la conception sonore par excellence de McCombs, mais puisque le créateur possède une signature sonore et un talent unique, votre dévoué critique vous propose quand même de poser vos oreilles sur cet opus. Ça vous demandera du temps, de la patience, mais au fil des écoutes, vous découvrirez un compositeur singulier qui saura vous charmer… et qui construit inlassablement un incassable corpus chansonnier, et ce, d’album en album. Intemporel et indémodable!

Ma note : 7/10

Cass McCombs
Big Wheel And Others
Domino Records
85 minutes

cassmccombs.com

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