Critiques

Big Ups

Eighteen Hours Of Static

  • Dead Labour Records / Tough Love Records
  • 2014
  • 28 minutes
7

a1228489869_10Si votre souhait pour 2014 était de vous rincer les oreilles avec un post-punk qui joue dans les mêmes eaux que The Jesus Lizard, et bien, l’univers vous a entendu. Si c’était autre chose, patientez! Mais en attendant, vous pourrez vous dessuinter tout de même les oreilles avec quatre nouveaux venus qui n’ont pas froid aux yeux: Big Ups. Le quatuor s’est rencontré dans les couloirs de NYU alors qu’ils étudiaient en technologie de la musique.

Fait intéressant, leur batteur est un bassiste et leur bassiste, un guitariste. Comme quoi, ces jeunes hommes n’ont pas peur de relever des défis. Tout cela est très bien, mais est-ce qu’Eighteen Hours Of Static vaut le détour? Ceux qui affectionnent le punk plus marginal y trouveront plusieurs heures de plaisir musical. Le premier opus des New-Yorkais n’est pas parfait, mais contient plusieurs bonnes pièces.

Dès les premières notes de Body Parts (morceau qui ouvre la galette) Big Ups attaque avec une basse généreuse quasi hypnotique. La plupart des pièces tournent autour des deux minutes, mais cela n’empêche pas le quatuor d’y aller de progressions radicales. Justice rentre au poste! Le chanteur, Joe Galarraga, pousse sa voix à la limite lors des refrains; puis le tout se déverse dans un riff de basse accrocheur et une guitare mélodique qui offre un bon moment de plaisir auditif. D’ailleurs, les chansons plus longues de Big Ups sont souvent les plus intéressantes. On peut citer à cet égard la cannabinisante Wool qui possède encore une fois un très bon riff de basse, mais surtout un son de guitare poignant.

La formation donne aussi dans le plus agressif et plus punk avec la rapide Atheist Self-Help ou encore l’excellente Goes Black. Bien que la formation nous envoie par la tête d’excellentes ritournelles, on peut affirmer que Big Ups possède un style de composition plutôt simple et on peut en dire tout autant des textes. Le groupe a le mérite d’être direct et franc, mais un soupçon de subtilité serait le bienvenu.

N’en reste pas moins que Big Ups nous présente une galette bien appréciable en ce début 2014. De quoi vous donner envie d’aller trasher un bon coup, question de vous réchauffer. Eighteen Hours Of Static se gobe avec facilité avec ses vingt-huit minutes bien compactes et réveillera le punk qui sommeille en vous.

Ma note : 7/10

Big Ups
Eighteen Hours of Static
Dead Labour/Tough Love
28 minutes

bigups.bandcamp.com/

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